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Des récoltes encourageantes pour la famille Beales

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Alex Proteau/Agence QMI

MONTRÉAL – Alors que plusieurs Québécois se sont lancés dans le jardinage durant la pandémie, le 24 Heures suit la famille Beales, qui cultive un petit lot au jardin communautaire de Verdun, à Montréal. Rencontrés initialement alors qu'ils venaient de planter des semences, les quatre jardiniers amateurs sont actuellement en pleine période des récoltes.

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Lors de notre passage vendredi dernier, Benjamin, huit ans, récoltait des légumes en souriant. «J’ai fait pousser des fèves, des fleurs, des carottes et du basilic», se réjouissait le garçon.

Alex Proteau/Agence QMI

Il faut dire que cette activité tombait à pic, pour lui, cet été. Comme il est immunosupprimé, ses parents évitent de participer à des événements où il y a des foules et des risques de contacts. Passer du temps en tête-à-tête avec la nature est donc une solution toute désignée.

Les Beales ne sont pas les seuls à avoir eu l'idée: au début du mois de mai, de nombreux citoyens désiraient commencer le jardinage et avaient réservé un espace au jardin communautaire de Verdun. «Il y en a plusieurs qui ont pris une place et qui ne sont pas venus, alors on a remplacé ces personnes avec des nouvelles», a expliqué John Beales, qui est aussi président de la société d’horticulture Les Pouces verts de Verdun.

L'année des concombres

À ce jour, diverses semences ont obtenu des résultats encourageants. «C’est ma meilleure année pour les concombres», se réjouit M. Beales, qui cultive un jardin depuis neuf ans. Les fraises et l’ail ont obtenu des rendements dignes de mention, ajoute-t-il. La récolte de fraises a permis de concocter de la confiture fraise-rhubarbe tout l’été sans jamais acheter un pot au supermarché.

Alex Proteau/Agence QMI

Mais tout n'a pas été rose: les épisodes de canicules vécus cet été ont causé quelques torts au jardin. «Les semences qui aiment le froid, ça a pris vraiment du temps, a-t-il dit en parlant des carottes.

«J’ai planté un zucchini; au lieu de faire une boule, il a décidé de ramper dans mes pois mange-tout. Ils sont presque tous morts», a-t-il ajouté.

Durant les deux derniers mois, M. Beales estime avoir passé 10 heures par semaine, réparties souvent sur deux jours, à travailler dans son grand espace vert. Les deux dernières semaines ont demandé moins de travail en raison de la température plus clémente et des récentes précipitations. «J’aimerais toujours passer un peu plus de temps à enlever les mauvaises herbes», a-t-il noté, car celles-ci affectent le rendement de ses récoltes si elles ne sont pas ôtées.

Les mains dans la terre ou dans ses plants, il voit le jardinage comme de la méditation. Savourer les récoltes de son jardin le satisfait à un tout autre niveau. «Ce soir, on va manger de la pizza, c’est pizza night! On va probablement en faire une avec des tomates du jardin, du basilic, des zucchinis et notre ail, tous [provenant] du jardin [...]. C’est plus d’efforts, mais plus de plaisir pour un vendredi soir.»

Rendez-vous à la mi-octobre, alors que la famille Beales pourra tirer les conclusions de ses récoltes estivales.

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