En attendant... ÎleSoniq: «J’ai fait la meilleure musique de ma carrière!» - CastNowski | 24 Heures MTL
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En attendant... ÎleSoniq: «J’ai fait la meilleure musique de ma carrière!» - CastNowski

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PHOTO COURTOISIE

Tous les étés, Mickaël Castellote-Ciechanowski alias «CastNowski» performe sur différentes scènes provinciales et internationales dont à ÎleSoniq, festival de musique électronique qui se serait amorcé la fin de semaine dernière au parc Jean-Drapeau si la pandémie n'avait pas éclaté. 

Ces temps-ci, il passe plutôt de pièce en pièce dans son appartement à Québec pour produire de la musique ou pour arroser ses plantes. Malgré tout, cette période d’accalmie hors du commun lui sourit. Entretien avec le DJ/producteur de musique électronique originaire de la région de Chaudière-Appalaches.

Mickaël, comment ça va depuis le mois de mars?

Je dirais que ça se passe bien. J’ai fait le deuil des événements assez rapidement. Je me suis dit que j’allais avoir énormément de temps libre. J’ai choisi de le mettre en studio et ç'a porté fruit. J’ai fait la meilleure musique de ma carrière! [J’ai] récemment signé avec la maison de disque de Lost Frequencies sous Armada. Une autre chanson a été signée sous le label Confession de Tchami, qui devrait sortir en septembre.

Il faut avoir les reins solides pour vivre sans l’argent des concerts. As-tu travaillé dans un autre domaine depuis le confinement?

Je suis retourné dans l’entreprise familiale pour m’assurer d’un revenu pour me donner un coup de main, mais j’ai tout fait pour consacrer un maximum de temps au studio. La clé pour bien réussir, c’est la production musicale. Comme il y a eu un arrêt, ça nous met tous un peu au même niveau d’égalité. Ce qui va nous différencier, c’est la production musicale.

Comment penses-tu traverser cette crise?

Avec tous les bookings qui ont disparu, c’est une assez bonne somme d’argent qui a disparu. On ne se mentira pas. Il faut se trouver des nouveaux projets pour se motiver. Si je regarde autour de moi, autant au Canada qu’aux États-Unis ou en Europe, ceux qui vont avoir encore du gaz après la pandémie sont ceux qui n’auront pas lâché prise. Un des éléments les plus forts après la crise sera la qualité des productions musicales.

Ça aurait été ta deuxième participation à ÎleSoniq cette année, en quoi était-ce différent de la première?

C’était un vrai booking. Ce n'était pas par l’entremise d’une compétition [NDLR en 2018]. C’est eux qui sont venus me chercher. C’est un événement important pour Montréal et pour l’Est du pays. C’est aussi, pour moi, le festival du coin. J’ai une appartenance émotionnelle à ce festival, car tous mes amis, ma famille et ceux qui m’ont vu évoluer peuvent être présents. Ça représente beaucoup pour moi.

Outre le studio, as-tu occupé ton temps d’une autre manière?

Honnêtement, je me suis vraiment mis au jardinage. Les tomates sur mon patio et toutes les plantes, on dirait une jungle chez moi! C’est ma petite activité de la quarantaine.

Ça te permettait de prendre une pause de studio?

Oui, je prends un café, je sors, je flatte mon chat, je sens mes plantes [...] Mon patio, c’est comme mon petit coin de paix.

Avec le déconfinement, as-tu quelques contrats dans les prochaines semaines/mois?

Il n’y a pas grand événements qui osent s’afficher et se mettre de l’avant. On ne mentira pas, ça change pratiquement chaque semaine. C’est bien aussi qu’il ne se crée pas un espèce de faux engouement. C’est mieux pour les compagnies événementielles, pour nous et pour les festivaliers. La chose à faire, c’est attendre.

Est-ce que ça te manque de performer en direct?

Ça me manque énormément. Au début de la pandémie, je faisais des live sur Twitch, Facebook, des trucs comme ça. Mais ce n’est pas pareil comme mixer. Même si tu as des gens dans le chat, ce n’est pas le même feeling.

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