Les pourboires ne sont pas monnaie courante dans les petits commerces | 24 Heures MTL
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Les pourboires ne sont pas monnaie courante dans les petits commerces

Alors que les clients ont troqué l’argent comptant pour le paiement par carte durant la pandémie, les pourboires des employés des crèmeries et d'autres petits commerces écopent sur l’avenue du Mont-Royal, à Montréal. 

Même si ce n’est pas un secteur typiquement à pourboire, comme les restaurants, les clients laissaient souvent la monnaie de la transaction quand ils payaient en argent. 

«Des fois, ça arrive que quelqu’un ne puisse pas donner du pourboire. Il dit: ‘‘je peux payer une crème glacée, mais je ne peux pas payer le pourboire’’. Dans tous les cas, je suis très contente qu’il ait choisi mon établissement», explique la propriétaire du Patio, sur Mont-Royal, Sylvie Perron. 

CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

La Licornerie est un commerce qui offre des produits divers qui rappellent un monde féérique, mais aussi des friandises et des boissons qui doivent être préparées par le commis. 

«Je n’ai pas l’option pourboire sur ma machine, alors c’est très peu dans une journée. On a deux ou trois dollars par jour parce qu’on se sépare à deux», lance Geneviève Côté, une employée du magasin. 

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Fanny Dimon travaille à la Diperie, sur Mont-Royal, et elle remarque que les pourboires sont un peu plus bas «parce que les gens ont moins de cash, et quand les gens ont du cash, ils ont plus tendance à mettre leur monnaie [dans le bol à pourboires]». 

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Restaurants et bars

Les employés des restaurants et bars continuent de recevoir leur juste part du pourboire même durant la pandémie. La tendance à donner 15% de la facture totale au serveur est restée coutume. 

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Le propriétaire du restaurant Notre-Bœuf-de-Grâce sur l’avenue du Mont-Royal, David Zaltzman, estime que les gens décident de contribuer un peu plus. «Même sur les sites comme Uber, ils donnent un extra. Les clients reconnaissent le service et que ce n’est pas évident en ce moment», souligne-t-il. 

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Le gérant et copropriétaire du CandiBar, Jonathan Domer, estime que 90% des paiements sont faits avec une carte de crédit ou de débit. 

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«Ça influence le taux de pourboire parce que les machines sont réglées en fonction [du pourboire minimum]. Au Candibar, on est sur 15-18-20%. Faut que les clients aillent eux-mêmes dans "autres" pour qu’ils mettent plus», fait-il remarquer.

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