Ce qu’implique « bien travailler sous pression » | 24 Heures MTL
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Ce qu’implique « bien travailler sous pression »

 Louise Bouchard - 37e AVENUE

 

 C’est une question classique en entrevue : « Pouvez-vous bien travailler sous pression ? » Comment bien comprendre ce que sous-entend cette question ?

 

 Ce que les employeurs savent déjà... et ce qu’ils veulent savoir

 La question est pertinente et s’applique à plusieurs milieux de travail. Elle peut aussi être liée à des changements prévus au sein de l’organisation, à une réduction de l’effectif ou à une situation financière problématique. « Les employeurs cherchent donc des réactions et des comportements adaptés à une situation souvent inconnue du candidat », dit Diane Regnaud de Consultation D Regnaud, une entreprise de coaching d’entrevue.

 Dès l’entrevue, l’employeur ou le recruteur sait donc que le candidat sera soumis à des échéanciers serrés, à des situations urgentes, aux aléas du marché et à des objectifs de rendement et de performance. Il connaît déjà l’intensité du stress et de la pression à laquelle le candidat sera soumis. Ses attentes sont précises.

 Il veut connaître la capacité de jugement et d’adaptation du candidat face à une situation stressante ou urgente. Il veut savoir comment le candidat réagira, sans pour autant se détourner des objectifs de l’organisation.

 Comment y répondre

 Vous l’aurez deviné, vous devez éviter de répondre d’emblée que vous travaillez moins bien sous pression... Si vous êtes moins à l’aise avec ce genre de travail, tentez d’en apprendre davantage sur l’intensité de cette pression en posant des questions. Soyez transparent à l’égard de votre tolérance, car faire le contraire pourrait vous être défavorable.

 Avant l’entrevue, pensez à des situations de travail sous pression que vous avez vécues et réfléchissez à votre attitude et à vos réactions. « Il faut puiser dans ses expériences antérieures, qu’elles soient professionnelles ou personnelles, pour montrer comment les décisions que vous avez prises sous pression étaient adaptées à l’intensité de la situation », souligne Diane Regnaud, qui croit que l’on devrait répondre d’abord en démontrant sa capacité à évaluer les problèmes, à établir ses priorités et un plan d’action.

 Il y a aussi des emplois qui viennent avec une quantité importante de pression, comme les postes d’infirmières, de policiers, de surveillants et autres. D’autres emplois exposent les employés à une pression moins forte, mais sur une plus longue période : pensons aux professions récompensées ou évaluées par l’atteinte d’objectifs annuels de performance et rendement.

 Dans ces cas, l’employeur voudra savoir comment le candidat gérera son stress. Sera-t-il en mesure de se « débrancher » le week-end et revenir au travail en pleine possession de ses moyens ? La capacité de gérer la pression à plus long terme est tout aussi importante qu’avoir la bonne réaction devant un événement imprévu.

 Quelques conseils pour avoir de meilleures performances sous pression :

 * établissez des objectifs clairs ;

 * fixez vos priorités ;

 * réalisez un plan d’action ;

 * entourez-vous d’une équipe solide ;

 * assurez un suivi afin d’éviter le stress lors du prochain « gros rush » ;

 * tentez de prévoir les problèmes, écueils et urgences avant qu’ils ne se présentent.

 Enfin, ayez confiance : la situation n’est qu’un contexte dans lequel vos habiletés, connaissances et expériences sont mises à profit !

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