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SPVM : l'opposition demande l'abolition des techniques d'étranglement

Alain Babineau, policier retraité de la GRC et membre de la Coalition contre la Répression et les Abus Policiers, était présent pour donner son appui à la motion.

Alain Babineau, policier retraité de la GRC et membre de la Coalition contre la Répression et les Abus Policiers, était présent pour donner son appui à la motion.

MONTRÉAL - L’opposition officielle à la Ville de Montréal demande l’abolition des techniques d’étranglement utilisées par les policiers. 

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Celles-ci ne devraient être faites que si un policier est en danger de mort, selon le parti d'opposition Ensemble Montréal.

«Ces techniques devraient être utilisées en dernier recours, un peu comme l’arme à feu», a exprimé mardi Alain Babineau, ancien agent de la GRC. Il accompagnait le conseiller municipal Abdelhaq Sari, qui a déposé une motion en ce sens au conseil.

La «technique de l’encolure vasculaire» est réalisée lorsqu'un agent met un bras autour du cou d'une personne qui ne veut pas collaborer afin de la maîtriser. Elle ne vise pas à empêcher l’individu de respirer, mais à appuyer sur ses artères carotides afin de provoquer une perte de conscience.

Cette technique est toujours utilisée, notamment par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), et enseignée à l’École nationale de police du Québec.

Le 22 juin dernier, dans la foulée des manifestations «Black Lives Matter», une coalition citoyenne avait demandé à la Ville de Montréal l'abolition de toutes les techniques d’étranglement au SPVM.

Le SPVM avait mentionné de son côté ne pas avoir l’intention d’abolir cette technique, car elle pouvait éviter aux policiers d'utiliser leur arme dans certaines circonstances.

Gaz lacrymogène

La coalition citoyenne formée en juin demandait également l'abolition du gaz lacrymogène, mais pour sa part, Ensemble Montréal ne se dit pas contre celui-ci, puisqu'il peut empêcher le recours à une violence plus grande, a indiqué M. Sari.

Rappelons que selon des données consultées par le «24 Heures», l'utilisation d'irritants chimiques par le SPVM a bondi en 2020. Les policiers en ont fait usage 33 fois durant les six premiers mois de 2020, comparativement à une moyenne de neuf par année entre 2010 et 2019 (en excluant l'année de la crise étudiante en 2012). Le SPVM a refusé de nous expliquer les raisons de cette hausse.

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