Exploitation sexuelle: la pandémie n’a pas mis fin au recrutement des mineurs | 24 Heures MTL
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Exploitation sexuelle: la pandémie n’a pas mis fin au recrutement des mineurs

Image principale de l'article La pandémie n’a pas mis fin au recrutement
AFP

Malgré un «blackout» survenu au début du confinement plus tôt cette année, l’exploitation des mineurs au Québec n’a pas été freinée par la pandémie alors que les clients abuseurs sont toujours au rendez-vous. 

C’est ce qu’a souligné un groupe d’élus, lundi, à l’Assemblée nationale, au moment d’entamé la dernière journée d’audience de leur commission spéciale sur l’exploitation des mineurs.

«Pendant une petite période de temps, il y avait une période qu'on pourrait appelée de blackout qui a été vécu dans plusieurs domaines [et] l'exploitation sexuelle, la prostitution n'y ont pas échappé. Par la suite, ça a recommencé», a noté le président de cette commission, le député caquiste et ancien policier, Ian Lafrenière.

Les élus provinciaux ne peuvent modifier le Code criminel pour durcir les peines accordées aux receleurs ou aux clients puisqu’il relève plutôt du gouvernement fédéral.

Ceux-ci espèrent toutefois faire appel à l’intelligence artificielle pour lutter contre l’exploitation sexuelle des mineurs, un phénomène dû en bonne partie à l’utilisation répandue des réseaux sociaux.

«On est Montréal, c'est [au] Québec, la capitale de l'intelligence artificielle, et on a besoin de ces ressources, cela pour mener cette guerre qui n’est comme nulle autre guerre et qui se livre carrément sur les réseaux sociaux», a indiqué la députée libérale Kathleen Weil.

Le député de Québec solidaire, Alexandre Leduc, a toutefois insisté sur l’importance de s’attaquer à la source du problème: la demande.

«Il y a un chiffre qui m'avait assommé au début. De mémoire, c'est 11 %. Onze pour cent des hommes au Canada avaient payé pour du sexe. C'est beaucoup de gens, ça. C'est énormément de personnes. Donc, ça témoigne du côté massif de la demande», a-t-il expliqué.

Reste aussi à mieux supporter les organismes sur le terrain qui luttent contre l’exploitation sexuelle des mineures, a indiqué la députée péquiste Méganne Perry Mélançon.

La commission doit rendre son rapport en décembre.

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