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Oui, le vélo électrique est un sport !

Les utilisateurs de vélos électriques font autant d'exercice que ceux qui pédalent sans assistance motorisée, selon une étude universitaire. Peut-être que BIXI reprendra cette idée pour justifier l’électrification de sa flotte qui, en devenant beaucoup plus « accessible », ferait bouger les Montréalais.
Joël Lemay / Agence QMI

Les utilisateurs de vélos électriques font autant d'exercice que ceux qui pédalent sans assistance motorisée, selon une étude universitaire. Peut-être que BIXI reprendra cette idée pour justifier l’électrification de sa flotte qui, en devenant beaucoup plus « accessible », ferait bouger les Montréalais.

Nouvelle étonnante : selon une étude de l’Université Brigham Young, les utilisateurs de vélos électriques font autant d’exercice que ceux qui pédalent sans assistance motorisée, mais ils ne réalisent pas eux-mêmes à quel point ils fournissent un effort considérable. Cela fait du vélo électrique un sport parfait pour ceux que l’activité physique rebute.

Ça peut sembler contre-intuitif, mais le rythme cardiaque moyen d’un cycliste sur un vélo de montagne électrique atteint 94 % de celui d’utilisateurs de modèles conventionnels, ont découvert les chercheurs grâce à un test réalisé avec 33 volontaires qui devaient parcourir un sentier de dix kilomètres.  

Certes, lorsqu’un moteur est utilisé pour augmenter la performance humaine, le trajet s’effectue nettement plus rapidement, notamment dans les montées. Au bout du compte, avec ou sans assistance motorisée, les cyclistes accomplissent toutefois un effort de haute intensité comparable.

Indolore

Les chercheurs ne se sont pas contentés de mesurer l’effort respectif des cyclistes avec ou sans assistance électrique : ils ont questionné les participants au sujet du « niveau d’effort » qu’ils pensaient avoir fourni.

Résultat encourageant : les utilisateurs de vélo électrique sous-estiment leur effort. Ils ont beau avoir fait un exercice cardiaque et musculaire intense, ils ne s’en rendent pas compte. C’est l’un des avantages du vélo électrique de faire bouger des gens qui répugnent à fournir un effort. 

Témoignages

Depuis quelques années se multiplient en ligne les témoignages du genre : « J’ai perdu 100 kilos grâce à mon vélo électrique! » Le cas le plus spectaculaire que je connaisse est celui de Rhonda Martin (allez la « googler » si vous êtes curieux) qui a commencé le vélo électrique lorsqu’elle pesait plus de 450 livres et peinait à marcher 150 pas de suite. Heureusement, au lieu de se cantonner à une voiturette en position assise, elle a découvert un exercice accessible malgré sa forme exécrable. Après avoir assaini ses habitudes de vie et beaucoup pédalé en compagnie de son mari, elle a perdu plus de 270 livres... 

Le vélo électrique est un sport indolore et rassurant, puisqu’il y a toujours la possibilité de faire travailler le moteur si on est épuisé de pédaler, alors ce moyen de transport convient à des gens trop mal en point pour le cyclisme conventionnel. Prédiction : si cette chronique est la première à vous faire découvrir que le vélo électrique s’avère un bon exercice, dites-vous que ça deviendra bientôt un cliché que vous entendrez partout... surtout chez les vendeurs de vélo électriques dont les affaires vont de mieux en mieux. Je ne serais pas étonné que BIXI reprenne cette idée pour justifier l’électrification de sa flotte qui, en devenant beaucoup plus « accessible », ferait bouger les Montréalais.

Pour lire l’étude dans le Journal of Médical Internet Research : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6711045/

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