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Êtes-vous un employé boomerang ?

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Preuve que la pelouse n’est pas toujours plus verte chez le voisin, plusieurs professionnels « rentrent au bercail » après avoir tenté différentes expériences de travail. Qu’est-ce qui pousse ces employés dits « boomerang » à retourner vers un ancien employeur ? Témoignages. 

L’époque le tolère mieux qu’avant, et de plus en plus nombreux sont les employés à en profiter ! Revenir chez l’ancien employeur après avoir exploré d’autres pâturages n’est plus considéré comme tabou ni vécu comme une déconvenue. Déjà en 2015, une étude de l’organisme WorkPlaceTrends décortiquait ce changement de mentalité et avançait que 75 % des entreprises américaines étaient maintenant tout à fait ouvertes à accueillir des employés boomerang. Tout porte à croire que la situation canadienne est similaire, même actuellement.

Parfois, l’expérience acquise ailleurs n’est tout simplement pas à la hauteur. C’est ce qui est arrivé à Jean-François Picard, revenu joyeusement à son ancien poste à la Régie des rentes du Québec après avoir expérimenté d’autres fonctions au sein d’une grande entreprise. « L’intitulé du poste, conseiller senior en intégration TI volet Sharepoint, était fait sur mesure pour moi, raconte-t-il. Mais, j’ai finalement été affecté à des projets qui s’éloignaient beaucoup de cette tâche et qui m’ont démotivé. Ça a accentué les problèmes d’anxiété que je vivais à l’époque, et ça m’a fait réaliser que je n’étais manifestement pas à la bonne place. »

Comme d’autres, Jean-François avait quitté son emploi par souci de développement de carrière et pour acquérir de nouvelles compétences. C’est finalement à son retour au bercail, plus motivé que jamais, que cette avancée professionnelle lui a été consentie : il a rapidement pu faire évoluer son ancien poste et atteindre des sommets personnels.

Comme lui, Emilie L. Laguerre n’aurait peut-être pas obtenu si rapidement son poste actuel de directrice des communications chez Renaud-Bray si elle n’avait pas bifurqué de route il y a quelques années. Voyant approcher la crise de la trentaine, elle a quitté le milieu du livre pour celui de la philanthropie. « Ce nouveau travail était stimulant et me permettait d’expérimenter un nouveau rythme, se souvient-elle. Mais le milieu de la culture me manquait terriblement. J’ai compris que c’était vraiment mon univers et que j’y étais fortement liée. J’ai eu peur de me complaire dans le confort en retournant chez Renaud-Bray, mais c’est le contraire qui s’est produit : j’ai eu tout de suite de nouvelles responsabilités et de nombreux défis ! »

D’autres avaient quitté le bateau en raison d’événements perturbateurs dans leur vie privée, alors que certains jouent au boomerang de manière stratégique et planifiée. Quoi qu’il en soit, il semble que rares sont ceux qui regrettent leur retour.

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