Aéroports de Montréal se défait de 172 employés | 24 Heures MTL
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Aéroports de Montréal se défait de 172 employés

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STEVE MADDEN/AGENCE QMI

L’impact désastreux de la pandémie de Covid-19 sur le trafic aérien force Aéroports de Montréal à se défaire de 172 employés, une réduction de près du tiers de son personnel total. 

De ce nombre, une centaine sont des mises à pied temporaires, a précisé l’organisation jeudi.

Les rangs du personnel d’Aéroports de Montréal (ADM), qui comptaient jusqu’à présent 600 employés, seront amincis à 428 travailleurs. ADM met aussi sur la glace tous les projets de construction à long terme pour se concentrer uniquement sur les travaux dits d’urgence.

« Ce faisant, le budget d'investissement 2020 est réduit d'au moins 50 % et celui pour les années suivantes sera fixé au minimum vital et sécuritaire », a déclaré l’organisation par voie de communiqué.

Mis à part la centaine d’employés mis à pied de façon temporaire, il y a eu des départs volontaires et des départs à la retraite dans diverses fonctions qui ne seront pas pourvues, a détaillé à l’Agence QMI la directrice des relations avec les médias de l’ADM, Anne-Sophie Hamel.

Grâce au soutien de la Subvention salariale d’urgence du Canada, aucune mise à pied n’avait été nécessaire depuis le début de la pandémie. Certains employés avaient plutôt vu leurs fonctions changer et leur salaire réduit. Cet arrangement avait permis à ADM de maintenir des liens avec ses travailleurs jusqu’ici.

« Alors que la baisse du trafic de passager de 14,5 millions (-71%) comparativement à 2019 mènera à des pertes de revenus d'environ 500 M$ par rapport au niveau anticipé pour l'année en cours, l'organisation se voit dans l'obligation de resserrer son programme de révision budgétaire initié au printemps de façon à réduire davantage ses coûts », a rendu public ADM.

Pas de reprise rapide

« Le report des dates d'ouverture des frontières canadiennes et le maintien de la quarantaine obligatoire nous laissent croire qu'il n'y aura pas de reprise du trafic aérien avant le deuxième trimestre de l'année 2021. Évidemment, cette situation représente le pire des scénarios et met une pression financière énorme sur notre organisation », dévoile-t-on dans le communiqué.

ADM est donc loin d’être la seule organisation à se trouver cette fâcheuse position.

La fin de la pandémie étant difficile à percevoir, c’est l’ensemble de l’industrie du transport aérien qui a dû s’ajuster en faisant de nombreuses mises à pied et en révisant à la baisse les perspectives de croissance à travers le monde.

Un rapport de l’ONU publié récemment prévoyait une perte d’un billion de dollars américains pour l’industrie du tourisme mondial, accompagné d’une perte de plus de 100 millions d’emplois.

« Nos revenus quasi inexistants nous obligent à faire des choix crève-cœur que nous avons tenté de repousser le plus longtemps possible. Aujourd'hui, nous devons dire adieu à une partie de notre équipe gagnante, qui a permis aux sites de YUL et YMX de connaître un essor phénoménal », a indiqué Philippe Rainville, président-directeur général d'ADM.

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