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Galeries d’art du Vieux-Montréal : entre inquiétudes et fidélité

Les galeries d’art du Vieux-Montréal traversent une période trouble actuellement, alors que les touristes ne sont pas au rendez-vous en raison de la pandémie de la COVID-19. Sur la photo, Guylaine Rodrigue, directrice de la Galerie d’art Beauchamp, située sur la rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. (26 AOÛT 2020)
GABRIEL BEAUCHEMIN/24 HEURES/AGENCE QMI
PHOTO GABRIEL BEAUCHEMIN, 24 HEURES

Les galeries d’art du Vieux-Montréal traversent une période trouble actuellement, alors que les touristes ne sont pas au rendez-vous en raison de la pandémie de la COVID-19. Sur la photo, Guylaine Rodrigue, directrice de la Galerie d’art Beauchamp, située sur la rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. (26 AOÛT 2020) GABRIEL BEAUCHEMIN/24 HEURES/AGENCE QMI

Les Montréalais ont encouragé davantage qu’à l’habitude les galeries d’art du Vieux-Montréal cet été, alors que les touristes qui d’ordinaire affluent en grand nombre brillent aujourd’hui par leur absence. Tour d’horizon de quelques galeries qui tentent comme elles le peuvent de naviguer dans cette période trouble.

Le confinement provoqué par la pandémie de la COVID-19 n’a pas épargné les galeries d’art, et encore moins celles situées dans le Vieux-Montréal. Les frontières étant fermées, plusieurs d’entre elles ont vu leur chiffre d’affaires diminué drastiquement.

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«Les ventes sont moins bonnes que l’année dernière bien sûr, c’est fou là, dans le Vieux-Montréal, il n’y a plus de touristes, il n’y a plus d’Américains. C’est sûr qu’on ne peut pas être à la hauteur des autres années», explique d’abord Guylaine Rodrigue, directrice de la Galerie d’art Beauchamp.

«Compte tenu des circonstances, je pense qu’on fait des miracles, poursuit-elle. Au sens où on arrive quand même à faire de belles ventes, il y a beaucoup moins de monde qui se déplace, mais les gens qui rentrent, c’est souvent parce qu’ils cherchent quelque chose ou qu’ils nous connaissent. Ce sont des clients, et eux et bien ils ont passé le printemps enfermés et là ils en profitent pour acheter une œuvre d’art et venir voir des œuvres.»

Guylaine Rodrigue, directrice de la Galerie d’art Beauchamp

PHOTO GABRIEL BEAUCHEMIN, 24 HEURES

Guylaine Rodrigue, directrice de la Galerie d’art Beauchamp

Si l’achalandage est moins important qu’à l’habitude, la proportion de Montréalais est cela dit plus grande pour cette galerie située sur la rue Saint-Paul.

«Dans la saison forte, avec les touristes et tout, il y a énormément de monde, mais ça créé beaucoup de travail à gérer le flot de gens qui rentre juste pour faire le tour, prendre un peu d’air climatisé et ressortir. Là, on n’avait pas ça», remarque la directrice de la Galerie Beauchamp.

«Il y a plus de monde de Montréal qui vient ici, parce qu’une chose qu’il ne faut pas oublier, c’est que c’est souvent quand on prend un “break” qu’on fait le tour des galeries, poursuit-elle. Je leur dis : “Hey, c’est le fun, vous découvrez vos galeries!” Et souvent, ils me répondent que oui, qu’ils en profitent pour découvrir leur ville étant donné qu’ils n’ont pas pris de vacances ou qu’ils ont été un peu confinés.»

Rénovations

Néanmoins, malgré cet optimisme métropolitain, la situation financière demeure difficile, tant sur le plan des ventes que de l’achalandage pour plusieurs d’entre elles.

«Ce n’est pas encore comme avant, mais l’intérêt est là, résume Lyne Parent, propriétaire de la Galerie Blanche, également située sur la rue Saint-Paul. C’est sûr que ce n’est pas le mois d’août de l’année dernière, surtout étant situé dans le Vieux-Montréal. Pendant la semaine, normalement, c’est le temps des congrès, des festivals, et ça amène toujours une très belle clientèle, mais qui n’est pas là cette année.»

Alors que les déplacements demeurent moins fréquents, le confinement aura parfois poussé certains vers l’achat en ligne.

«En fin de compte, disons que je plains plus les restaurants que les galeries d’art parce que les gens ont tellement mis d’argent dans la rénovation d’appartements [durant le confinement], les gens ont le goût de s’entourer de belles choses et ça a quand même engendré des ventes, poursuit Lyne Parent. Aussi, on vend par internet plus qu’avant, on a des clients en Australie, plusieurs aux États-Unis.»

Enfin, pour Guy Bourget, directeur de la Galerie d’art Le Bourget, les inquiétudes demeurent malgré des ventes en ligne qui ont augmenté.

«Le chiffre d’affaires a diminué passablement, indique M. Bourget. Qu’ils soient partis dans Charlevoix, en Estrie, dans le bas du fleuve, ou sur la Côte-Nord, les Québécois et les Montréalais sont moins au rendez-vous. On pense que les Montréalais vont revenir à Montréal bientôt, mais sinon ça va être une année plus difficile tout simplement.»

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