Fermeture des karaokés: Billy Karaoké monte au front | 24 Heures MTL
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Fermeture des karaokés: Billy Karaoké monte au front

Billy Karaoké se présente comme un chanteur professionnel qui rode ses spectacles dans les karaokés de la taverne Le Normande et de la Brasserie Les Patriotes à Montréal.
Courtoisie

Billy Karaoké se présente comme un chanteur professionnel qui rode ses spectacles dans les karaokés de la taverne Le Normande et de la Brasserie Les Patriotes à Montréal.

Le Montréalais Billy Karaoké enchaîne les coups d’éclat pour convaincre les instances gouvernementales de rouvrir les établissements spécialisés en karaoké. 

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C’est ce jeudi 10 septembre qu’on apprenait que le karaoké serait interdit jusqu’à nouvel ordre dans tous les bars du Québec pour prévenir les risques d’infection à la COVID-19.

Cette annonce a eu l’effet d’une bombe aux oreilles de Billy Karaoké, un chanteur de Montréal qui avait pourtant organisé une manifestation pro karaoké au parc Lalancette samedi dernier.

«Quand j’ai appris que les karaokés allaient fermer, je me suis senti un peu comme Dédé Fortin quand il a appris qu’il ne l’aurait pas son pays», a dit l’artiste, vendredi.

«Au bar Le Kirouac à Québec, ils ont fait ça tout croche et nous autres on paie pour ça! J’en reviens pas qu’au Québec, on prenne des décisions en gérant ça comme le prêtre dans le film "Footloose".»

Un message à passer

Billy Karaoké a protesté le jour même de l’annonce en s’attachant au panneau de stationnement face aux bureaux de TVA et en entonnant le succès «Qui a le droit» de Patrick Bruel. Il souhaitait ainsi attirer l’attention de l’animateur Denis Lévesque.

«Je pense que c’est une légende des entrevues au Québec et je veux qu’il m’accueille sur son plateau pour que tout le monde voie ce que la communauté karaokéienne pense de ce qui se passe en moment.»

M. Karaoké déplore, néanmoins, l’indifférence des passants qui l’ont croisé.

«La seule grande réaction que j’ai eue, c’est quand un gars est passé pour me tirer du change parce qu’il pensait que j’étais un itinérant.»

Selon lui, il est toujours possible de «changer le monde avec une chanson comme dans "Star Académie" en 2003» et il s’affaire d’ailleurs à organiser d’autres manifestations dans les jours à venir.

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