Un architecte en patrimoine a travaillé 10 ans pour restaurer la basilique Saint-Anne de Varennes | 24 Heures MTL
/jobs

Un architecte en patrimoine a travaillé 10 ans pour restaurer la basilique Saint-Anne de Varennes

L’extérieur de la basilique Saint-Anne de Varennes a été entièrement restauré dans les dernières années grâce au travail d’un architecte en patrimoine, un métier méconnu et très spécialisé.

David Nadeau a œuvré pendant les 10 dernières années avec sa firme Nadeau Nadeau Blondin pour refaire une beauté à l'imposante structure située sur la Rive-Sud de Montréal.

L'architecte David Nadeau se spécialise en bâtiments patrimoniaux et œuvre dans ce métier depuis déjà une bonne dizaine année dans plus de 50 chantiers. Selon lui, la restauration de la Basilique Saint-Anne de Varennes est sa plus belle réalisation. On le voit ici avec deux pierres grises utilisées pour le travail de maçonnerie. GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

L'architecte David Nadeau se spécialise en bâtiments patrimoniaux et œuvre dans ce métier depuis déjà une bonne dizaine année dans plus de 50 chantiers. Selon lui, la restauration de la Basilique Saint-Anne de Varennes est sa plus belle réalisation. On le voit ici avec deux pierres grises utilisées pour le travail de maçonnerie. GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

La basilique Sainte-Anne abrite notamment le tombeau de la première Canadienne canonisée, la sœur Marguerite d’Youville, qui est née à Varennes et qui a fondé la congrégation des Sœurs grises de Montréal.

Le 24 Heures a eu la chance de contempler la structure du haut des airs mercredi en montant dans une nacelle de 120 pieds.

La Basilique Saint-Anne de Varennes avec une rare vue en plongée, accompagnée en partie avec la municipalité de Varennes, date de 1887 et regorge de surprise pour les visiteurs, dont le tombeau de la première sainte canadienne, Marguerite d'Youville. Le 24Heures a eu la chance d'en faire la visite dans le cadre des Journées du Patrimoine religieux, qui auront lieu le 12 et 13 septembre 2020. GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

La Basilique Saint-Anne de Varennes avec une rare vue en plongée, accompagnée en partie avec la municipalité de Varennes, date de 1887 et regorge de surprise pour les visiteurs, dont le tombeau de la première sainte canadienne, Marguerite d'Youville. Le 24Heures a eu la chance d'en faire la visite dans le cadre des Journées du Patrimoine religieux, qui auront lieu le 12 et 13 septembre 2020. GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

Au cours des dernières années, le toit de la basilique a d’abord été restauré, puis est venu le travail de maçonnerie, qui consistait à changer et à restaurer les vieilles pierres grises à la surface des murs de l’église.

Le tout a demandé une très grande expertise, qui se transmet de génération en génération, explique M. Nadeau.

«Pour les bâtiments patrimoniaux, il faut penser à chaque action parce qu’il ne faut pas créer de préjudice, et conserver les particularités de l’endroit intactes», a résumé celui qui a travaillé sur une cinquantaine d'églises au fil des ans.

Sa firme planche actuellement sur une vingtaine de projets, principalement dans la région de Montréal.

Le financement est souvent un enjeu dans la préservation du patrimoine. «Tout débute vraiment par l’implication des gens de la communauté. La pandémie rend la mobilisation difficile, mais je dirais qu’il ne faut pas avoir peur d’innover», a indiqué M. Nadeau, en soulignant les efforts mis par la communauté de Varennes pour préserver en bon état leur lieu historique.

Journées du patrimoine religieux

La basilique Sainte-Anne de Varennes fait partie des 138 lieux de culte qu'il sera possible de visiter partout à travers la province ce week-end à l'occasion des Journées du patrimoine religieux.

Les deux dernières éditions s’étaient tenues uniquement à Montréal, mais cette année, des établissements seront ouverts au public partout au Québec.

«C’est une opportunité de visiter certaines églises qui ne sont ouvertes aux visiteurs en temps normal, et de découvrir l’héritage patrimonial d’une ville ou d’un village», a mentionné la chargée de projet pour le Conseil du patrimoine religieux du Québec, Johanne Picard, qui organise l’événement en coopération avec l’Association du tourisme religieux et spirituel du Québec.

PHOTO COURTOISIE

La pandémie de la COVID-19 n’a pas empêché l’événement d’avoir lieu, a exprimé Mme Picard. Les mesures de distanciation sociale et la désinfection des mains seront nécessaires pour entrer dans les églises.

La liste des lieux ouverts au public se trouve au www.journeesdupatrimoinereligieux.ca.

À lire aussi

Et encore plus