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Port du masque: la contravention était la chose à faire

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Joël Lemay / Agence QMI

La décision du gouvernement du Québec de donner des amendes directement aux gens qui refusent de porter le masque dans les espaces publics fermés était dans son ensemble bien reçue par des personnes sondées au hasard jeudi.

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«Je suis totalement en accord avec cette mesure», a lancé le père de famille Chris Otter, qui portait un masque même à l'extérieur lorsqu'on l'a rencontré accompagné de sa conjointe et de leur jeune enfant, tous masqués. Pour lui, il est inconcevable que certaines personnes ne portent toujours pas le masque à l'intérieur.

Même son de cloche du côté de Pierre Edgard. «Si ça peut empêcher les gens qui n’écoutent pas le ministre... Si ça peut les dompter!» a-t-il lancé avec espoir.

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Mélodie Landry, qui est serveuse au restaurant Sésame à Montréal, constate que plusieurs clients prennent la consigne à la légère et qu'ils doivent être constamment surveillés.

«Il faut souvent le dire et le répéter, parce que ça rentre par une oreille et ça sort par l’autre. Ils vont se lever (les gens) et l’oublier, on va devoir le répéter, et certains ne veulent carrément pas le mettre», a-t-elle raconté.

Mme Landry voit ainsi d’un bon œil cette décision du gouvernement Legault afin de convaincre ceux qui ne respectent pas les consignes. Elle pense que l’amende, qui peut varier entre 400 $ et 6000 $, est «extrêmement chère» et pourrait convaincre les personnes moins enclines à porter le masque.

Pour sa part, Girard, qui n’a pas voulu donner son nom de famille, a dit avoir vu à plusieurs reprises de grands rassemblements dans certains bars montréalais, près de l’Université McGill, et croit que cette décision était plus que nécessaire pour refroidir les ardeurs de ceux qui ne veulent pas écouter les règles.

Itinérants

Plusieurs personnes rencontrées ont cependant souligné leurs inquiétudes pour les personnes en situation de précarité économique.

«Des gens n’ont pas les moyens de porter le masque, comme des itinérants au centre-ville», a exprimé Jeangalide Bonhometre, même s’il est globalement en accord avec la mesure pour les récalcitrants.

Pour Dan Phillips et Emily Barnes, deux résidents de l'Ontario en vacances au Québec, l’imposition d’une contravention est exagérée, car on peut facilement omettre de mettre un masque dans un restaurant lorsqu’on va aux toilettes, par exemple, sans avoir de mauvaises intentions.

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