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Hôtel de ville: manifestation contre les décisions de Projet Montréal

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Une trentaine de citoyens ont manifesté vendredi midi devant l’hôtel de ville de Montréal pour réclamer un dialogue avec l'administration de la mairesse Valérie Plante au sujet de différentes décisions qui ont été prises. 

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«Nous avons tous des causes qui sont semblables et différentes à la fois, mais ce qui revient c’est le manque de dialogue et le manque d’ouverture de Projet Montréal. Ce qu’on veut c’est d’être entendu de Projet Montréal», a scandé le restaurateur Vianney Godbout-Lescouzères, devant la foule constituée de citoyens, de restaurateurs, de commerçants et de propriétaires d'immeubles.

Joël Lemay / Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Les aménagements cyclables et piétonniers, la fermeture de port de plaisance de Lachine et le projet de règlement visant la transformation des logements soulevaient notamment la grogne des manifestants. Sur différentes pancartes, on pouvait lire des phrases comme «Valérie plante Montréal», «La mairesse perd les pédales», «Dehors Projet Montréal» ou encore «Out Valérie Plante».

Joël Lemay / Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI


«En ce moment, on est devant chez eux et elle n’est pas là. On est devant sa maison et elle sort pas pour nous voir [...] On veut avoir un dialogue avec elle», a ensuite ajouté Jean-François Tremblay, entrepreneur et propriétaire de logements.

Rappelons que les rencontres du conseil municipal se font en vidéoconférence et donc ne se tiennent plus à l'hôtel de ville depuis le début de la pandémie.

«Véritable catastrophe»  

Parmi les commerçants présents, plusieurs dénonçaient l’implantation du Réseau Express Vélo (REV) sur la rue Saint-Denis. Pour Madeleine de Villers, propriétaire de la boutique Zone, le chantier est déjà «une véritable catastrophe». 

«On a essayé de communiquer, on n’a pas eu de réponse. Mardi, ils ont pris possession de toute la rue Saint-Denis, a-t-elle relaté. Tout ce qu'on nous offre c’est une compensation.»

Plus tôt cette semaine, Mme Plante a fait savoir que le programme d’aide aux commerçants affectés par les chantiers sera adapté pour aider ceux de la rue Saint-Denis. Mme de Villers s'est dite insultée par cette compensation et considère qu'il s'agit de «poudre aux yeux». 

Logements 

De son côté, Jean-François Tremblay, entrepreneur et propriétaire de logements, dénonçait surtout les restrictions pour la transformation des logements. 

Afin de lutter contre la crise du logement, certains arrondissements restreignent par exemple la transformation de multiplex en logement unifamilial ou limitent les projets de division et de subdivision. 

Avec les réglementations, la mairesse sera «à côté de la track» pour cesser l’exode des familles vers les rives de la métropole, croit-il. «Ça va s’accentuer parce que si on ne peut pas rénover le cadre bâti, les familles qui achètent un duplex pour faire un cottage, c’est fini», a-t-il argumenté. 

Selon lui, la mairesse ne met pas non plus un frein à l'embourgeoisement. Par exemple, il a acheté un immeuble sur le Plateau-Mont-Royal dans le but de le subdiviser pour en faire plusieurs logements plus abordables. Comme c'est impossible, il ne peut dorénavant louer l’endroit qu’à des gens aisés. 

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