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Les pubs ludiques font tout pour survivre

Des clients jouent à un jeu du pub ludique Le Randolph de Rosemont le 3 septembre.
CAMILLE LALANCETTE 24H/AGENCE QMI

Des clients jouent à un jeu du pub ludique Le Randolph de Rosemont le 3 septembre.

Les bars et les cafés centrés autour des jeux de société avaient le vent dans les voiles avant la pandémie, mais ils ont été lourdement touchés par celle-ci. Entre les boîtes de jeux mises en quarantaine et les heures de fermeture avancées, certains trouvent quand même le moyen de relancer les affaires en innovant.

C’est le cas de la chaîne Randolph, qui possède quatre pubs ludiques à Montréal, Laval et Repentigny. Les administrateurs ont décidé de miser sur les événements organisés lors de soirées moins achalandées pour attirer la clientèle.

«Les soirées quiz du mardi sont toutes complètes dans les quatre établissements», a expliqué le cofondateur et directeur du marketing pour les pubs Randolph, Joël Gagnon.

Des soirées de rencontre pour célibataires se sont même ajoutées à la stratégie pour retrouver un achalandage constant. Lors de celles-ci, une vingtaine de personnes peuvent participer – à distance les unes des autres – en discutant autour du jeu Ah Ouinnn?, auquel on peut s'adonner sans avoir à toucher à aucun objet.

Les soirées de rencontre entre célibataires font partie de la stratégie pour attirer des clients à tout moment de la semaine dans les pubs ludique Le Randolph. Sur la photo, une vingtaine de participants pour la soirée du 3 septembre 2020 à Rosemont.

CAMILLE LALANCETTE 24H/AGENCE QMI

Les soirées de rencontre entre célibataires font partie de la stratégie pour attirer des clients à tout moment de la semaine dans les pubs ludique Le Randolph. Sur la photo, une vingtaine de participants pour la soirée du 3 septembre 2020 à Rosemont.

«On a aussi augmenté nos collections de jeux pour avoir plus de copies de jeux populaires», a dit Maxime Pontbriand, qui gère les quatre pubs. Il faut dire qu’une fois qu’un jeu est utilisé par un groupe de clients, il doit être mis en quarantaine pendant une certaine période de temps avant de pouvoir être utilisé par d’autres personnes.

D’autres établissements à travers la province misent sur des soirées quiz pour attirer la clientèle. C’est le cas des établissements de la chaîne Joker pub ludique, qui se situent à Longueuil, Lévis et Drummondville, ou encore du Montagu, à Sherbrooke.

Craintes

Malgré ces efforts qui connaissent un succès auprès de la clientèle, les propriétaires des bars ludiques espèrent que la crise ne durera pas trop longtemps, sans quoi ils pourraient se retrouver avec de sérieuses difficultés.

Certains bars et cafés ludiques ont d’ailleurs dû fermer leurs portes récemment, comme Les Mauvais Perdants à Trois-Rivières ou encore La Récréation, dans le Quartier latin, à Montréal.

Le principal obstacle, selon les gestionnaires des pubs Randolph, est la capacité maximale fixée à 50 %.

«Si ça reste comme ça, ça va encore être des moments très difficiles. En ce moment on est à 50 % de capacité. Même si je roule à 50 %, soit 100 % de ma nouvelle capacité, est-ce que je vais être capable de survivre? Je ne le sais pas encore», a lâché Joël Gagnon.

Il ajoute qu’avant la crise, les bars fonctionnaient à 100 % de leur capacité avec des files d’attente. «Il va falloir que les gens viennent le lundi et le mardi, parce que c’était plus tranquille ces jours-là. Il faudrait qu’ils viennent le lundi et le mardi si on veut rebalancer le budget», a expliqué M. Gagnon.

Celui-ci croit quand même que son entreprise a encore plus de possibilités de se réinventer qu’un restaurant ordinaire.

«On a une offre qui se différencie d’un restaurant. Pour un restaurant ou un bar qui n’a pas de spécialisation, eux ils sont plus à risque. Mais nous, la crainte c’est juste la longévité de la crise», a-t-il souligné.

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