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Une étudiante sur dix dit avoir été victime d’«agression sexuelle»

Image principale de l'article Une étudiante sur dix aurait subi une agression
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Une étudiante sur dix a affirmé avoir subi une «agression sexuelle» dans le cadre d'études postsecondaires au pays, selon les résultats d’une enquête publiée par Statistique Canada lundi.

Une étudiante sur dix a affirmé avoir subi une «agression sexuelle» dans le cadre d'études postsecondaires au pays, selon les résultats d’une enquête publiée par Statistique Canada lundi.

Plus précisément, c'est 11 % des étudiantes ayant répondu au sondage qui ont expliqué avoir vécu une agression sexuelle, comparativement à 4 % pour les étudiants de sexe masculin.

Parmi ce 11 % de victimes, le contact sexuel non désiré était la forme d’agression la plus répandue : 86 % dans le cas des femmes et 83 % pour les hommes.

C’est au chapitre des « comportements sexualisés non désirés » que l’écart entre les hommes et les femmes était le plus prévalent.

Les étudiantes ont déclaré à hauteur de 27 % avoir fait l’objet de sifflements et d’interpellations (« catcalling »), et 21 % disent avoir subi des attouchements non désirés ou des rapprochements trop intimes. Pour les hommes, ces chiffres se situent à 6 % et 7 % respectivement.

Notons que la catégorie de « comportements sexualisés non désirés » inclut les communications verbales ou non verbales inappropriées, comme les blagues à caractère sexuel, les commentaires sur l’apparence ou sur le corps d’une personne ou encore les discussions inappropriées au sujet de la vie sexuelle.

Sont aussi inclus les messages ou photos explicites partagés ou envoyés en ligne.

Un contexte universitaire propice, mais peu de dénonciations

Les chiffres rapportés sur les comportements sexuels non désirés au niveau universitaire sont plus élevés qu’au sein de la population en général.

Pourtant, malgré l’accès à des ressources d’aide sur le campus, seulement 9 % des femmes et 4 % des hommes ont rapporté un incident à un membre du personnel de l’établissement.

Cela est expliqué en partie par le fait que 74 % des femmes et 72 % des hommes ont jugé que ce qui s’était produit n’était pas assez grave pour justifier un signalement.

Seulement 8 % des étudiantes et 6 % des étudiants qui ont subi une agression sexuelle en ont fait état à un employé de l’établissement.

Les données de l’étude ont été prélevées entre février et juillet 2019, soit avant la pandémie, sur un total de 14 882 personnes qui ont accepté de participer au sondage.

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