À la mémoire de victimes de surdose | 24 Heures MTL
/mtl-news/news

À la mémoire de victimes de surdose

Isabelle Fortier et Nathalie Renaud ont toutes deux perdu une fille de 24 ans à cause de la drogue.
Photo Roxane Trudel

Isabelle Fortier et Nathalie Renaud ont toutes deux perdu une fille de 24 ans à cause de la drogue.

Plus d’une centaine de personnes se sont réunies hier à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde pour rendre un dernier hommage aux nombreuses victimes de surdoses, décédées seules dans les rues de Montréal cet été.

La cérémonie a été présidée par l’abbé Claude Paradis, surnommé le «curé de la rue» en raison de son engagement auprès des itinérants.

Plusieurs ont versé une larme lorsqu’il a lu les noms des 25 victimes, tandis que des proches ou de simples citoyens déposaient doucement une rose blanche dans un panier d’osier, près de l’autel. 

«Tout être humain a une histoire, et toute histoire a un être humain [...] avec ses joies et ses peines. Ces personnes dont nous allons lire les noms, écoutons-les attentivement», a déclaré l’archevêque Christian Lépine, qui concélébrait la cérémonie.

Déstigmatiser la dépendance

«Juste l’idée d’imaginer des personnes qui meurent seules et oubliées [...] ça me met à l’envers. Ce sont des papas, des mamans, des frères, des sœurs [...]. Ils avaient des familles, des amis, a souligné pour sa part le comédien et cinéaste Jean-Marie Lapointe, très engagé auprès des sans-abri. C’est le temps de prendre le temps de nous aimer, de nous regarder avec moins de jugement.» 

À cette liste de noms se sont ensuite ajoutés ceux de Sara-Jane Béliveau et de Catherine Richelieu, deux jeunes femmes de 24 ans qui ont perdu la vie en raison d’une surdose, il y a respectivement un et deux ans. 

«La dépendance, ça touche n’importe qui. Il n’y a pas de discrimination, a témoigné la mère de Sara-Jane, Isabelle Fortier. Ma fille est décédée à deux coins de rue d’un site d’injection supervisée, mais elle ne voulait sûrement pas montrer qu’elle consommait, pour ne pas décevoir [...]. Il faut vraiment arrêter de stigmatiser la dépendance.»

À lire aussi

Et encore plus