Max d Tremblay: tellement plus que Manolo de «Ramdam» | 24 Heures MTL
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Max d Tremblay: tellement plus que Manolo de «Ramdam»

Portrait de Maxime Desbiens-Tremblay pour la sortie de son nouvel album, au Parc Baldwin, à Montréal, mercredi le 16 septembre 2020.
JOEL LEMAY/AGENCE QMI
Joël Lemay / Agence QMI

Portrait de Maxime Desbiens-Tremblay pour la sortie de son nouvel album, au Parc Baldwin, à Montréal, mercredi le 16 septembre 2020. JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Nombreux sont ceux et celles qui ont l’impression de compter Max d Tremblay parmi leurs amis du secondaire. Encore à ce jour, sa sympathique bouille nous ramène à de doux souvenirs liés à Ramdam, une émission jeunesse qui était diffusée sur les ondes de Télé-Québec. Pourtant, l’interprète du célèbre Manolo est rendu ailleurs depuis fort longtemps.

POST-, le EP qui sort ce vendredi, s’impose en fait comme le quatrième effort studio de Max d Tremblay. C’est aussi le premier qu’il fait paraître de façon pleinement indépendante, loin de toute maison de disque et coiffé d’un nouveau sobriquet plus précis.

Avant, il se produisait sous le simple nom de Tremblay. Pas exactement l’alias le plus payant sur Google.

«C’est moi qui suis le producteur du "show" et le réalisateur de l’album, aussi. L’auto-prod, selon moi, c’est l’avenir. Si tu savais à quel point ça ne m’a pas coûté cher!»

«Je ne dis pas que les "labels" c’est mauvais, c’est pas ça... Je fais juste dire que, des fois, on a peur de débourser de l’argent, d’investir notre propre argent, mais faire de la musique ça ne coûte pas 100 000 ou 200 000 $ comme dans le temps.»

Maxime Desbiens-Tremblay

Joël Lemay / Agence QMI

Maxime Desbiens-Tremblay

Cuisinée à son goût et dans le confort de son appartement de Plateau-Est, cette nouvelle offrande de Max d Tremblay nous fait découvrir l’auteur-compositeur sous un jour tout autre. Serein, de retour à ses sources et, surtout, franchement inspiré.

Pas né de la dernière pluie

Cette passion pour la musique, Max d Tremblay la cultive depuis l’enfance. Son premier rôle, celui du frère d’Alys Robi dans la minisérie biographique homonyme de 1995, a un peu eu l’effet d’un présage. À l’exception de la diva de la Basse-Ville de Québec, cependant, ce goût pour le chant s’est toujours ancré dans le plaisir.

Quelques poignées d'années plus tard, alors qu’il animait Les Couche-Tôt sur les ondes de Radio-Canada, le petit Maxime sera même amené à gratter la guitare avec quelques grands noms de la chanson québécoise. Des moments privilégiés auquel bien peu de préados ont pu goûter.

«Dans les deux dernières années des Couche-Tôt, je jouais de la guit. Les Colocs sont venus, Charlebois aussi... Je trippais. Je jouais avec ce monde-là. Je me souviens quand Dédé est décédé six mois après qu’il soit venu à l’émission. Ça m’avait bouleversé.»

C’est d’ailleurs dans le cadre de ce talk-show mené aux côtés de Marie-Pier Morand que Desbiens-Tremblay (son nom de famille complet) fera la rencontre de Kevin Murphy, un ami qu’il garde près de lui depuis un quart de siècle. C’est avec ce fidèle complice qu’il cosigne toutes les paroles de ses compositions encore à ce jour.

«Je sais pas comment l’expliquer, c’est une complicité assez unique. Son beau-père était recherchiste sur les Couche-Tôt et on a commencé par jouer au soccer ensemble. Dans les "breaks" de tournage, on s’amusait, on riait.»

Du sport, les deux garçons ont éventuellement transigé vers le rock. À 15 ans et au sein de leur premier groupe baptisé Electric Blues Band, ils ont même eu l’honneur de se produire au regretté Festiblues de Montréal.

«C’était pas la belle époque, a-t-il confié avec un brin d’autodérision. Après ça, ma sœur m’a fait découvrir Pink Floyd et Radiohead, puis j’ai eu mon "band" Éléphantine. Ma sœur, elle, m’a vraiment forgé comme artiste.»

Designer graphique à ses heures, Marie-Ève Desbiens-Tremblay prête ses talents pour la pochette du minidisque encore tout frais de son cadet.

POST- (Indépendant)

Disponible le 18 septembre

En concert au café-bar Le verre bouteille le 29 septembre à 20 h

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