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Comment sait-on combien de cyclistes roulent sur les pistes?

Image principale de l'article Comment savoir combien de cyclistes y roulent?
GUILLAUME PELLETIER/24 HEURES/AGENCE QMI

Comment peut-on savoir combien de cyclistes passent chaque jour à un endroit précis dans la ville? Grâce à des compteurs installés un peu partout à travers la métropole, qui fournissent des données précises à l'administration municipale.

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Le taux d'utilisation des pistes cyclables aménagées par la Ville de Montréal dans les derniers mois est parfois remis en question, mais ces données sont pourtant soigneusement collectées et validées par la firme Éco-Compteur.

Une cinquantaine de compteurs permanents sont installés un peu partout sur le territoire et recensent le nombre de passages de vélos et piétons. Les données collectées par ces boucles magnétiques situées sous la chaussée sont acheminées à la compagnie par réseau cellulaire.

GUILLAUME PELLETIER/24 HEURES/AGENCE QMI

«Lorsque la roue du vélo circule sur le champ magnétique, elle va émettre un signal que nous [l’application] allons reconnaître», explique le directeur du bureau montréalais d'Éco-Compteur, Jean-François Rheault. Une voiture qui roule sur cette boucle ne sera pas comptabilisée en raison de la forte intensité du signal perçu.

À la demande de la Ville de Montréal, une quinzaine de compteurs temporaires ont aussi été installés pour la période estivale à différentes intersections clés.

Données représentatives

Lors du premier bilan de l'aménagement des voies actives sécuritaires (VAS) par l'administration de la mairesse de Montréal Valérie Plante à la fin juillet, certains ont été surpris par la hausse marquée du nombre de cyclistes à Montréal cet été.

Selon la présentation de la Ville, la piste cyclable à l'angle des rues Rachel et Angus a par exemple connu une hausse de 52 % des déplacements entre le 1er juin et le 23 juillet par rapport à la même période l'an dernier. Éco-Compteur s'est d’ailleurs assuré de prendre en compte la météo, la présence de chantiers de construction et la configuration de la route entre ces deux périodes pour établir la comparaison. Il serait absurde d'indiquer par exemple une hausse de cyclistes à une intersection si celle-ci était obstruée par un chantier l'an dernier.

Lorsqu'un compteur est défectueux ou si la configuration de la route change du jour au lendemain en raison d'un chantier de construction par exemple, les données collectées seront retirées pour éviter toute incohérence possible. En cas de doute sur la qualité des données, les employés se rendent sur le terrain pour effectuer un comptage manuel des cyclistes pour quelques heures.

L’entreprise montréalaise qui emploie 20 personnes n'a d'ailleurs aucun intérêt à manipuler les données pour qu’elles soient plus attrayantes. «En 15 ans d'existence, les partis politiques passent, on n'a pas intérêt à orienter les données d’un bord», estime Jean-François Rheault.

En 2019, une trentaine de compteurs ont été ajoutés à différents endroits stratégiques dans la métropole. Cette technologie est présente depuis déjà plusieurs années à Montréal: le premier compteur vélos a été implanté en 2007 sur la rue Saint-Urbain.

Une dizaine de compteurs sont également présents à Longueuil alors qu'on en compte quelques-uns à Laval.

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