«Allez donc dans un champ de patates!» lance la mairesse aux antimasques
Les manifestants antimasques ne sont pas les bienvenus à Montréal. Alors que le gouvernement Legault a annoncé lundi que tous les individus qui participent à des manifestations au Québec devront porter un couvre-visage, les «antimasques», eux, pourraient vouloir contester cette mesure, et possiblement l’ignorer lors de leurs prochains rassemblements.
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De quelle façon les policiers devront-ils intervenir auprès des récalcitrants? La mairesse de Montréal a dit attendre le décret gouvernemental, mais a exprimé lors d’un point de presse de la santé publique mardi que les antimasques n’étaient pas les bienvenus dans la métropole.
«Je ne peux pas accepter qu’il y ait des manifestants antimasques qui viennent à Montréal, là on a été plus durement touchés! En plus, qu’ils veulent venir dans un quartier, dans le coin de Saint-Michel-Parc-Extension, où les gens sont le plus durement touchés. S’ils veulent aller manifester dans un champ de patates, c’est leur affaire!», a déclaré Valérie Plante avec émotion.
Elle a souligné le fait que les Montréalais étaient unis pendant cette crise.
«À Montréal on n’est pas comme ça, on se tient, on est solidaires! Je ne peux pas accepter comme mairesse que des gens, qui, pour différentes raisons, viennent mettre la santé de notre population en danger. Définitivement, mon message c’est : «Allez donc dans un champ de patates!»
En aout dernier, le Service de police de Montréal (SPVM) avait été montré du doigt parce que les policiers n’étaient pas intervenus lors d’une manifestation antimasque. À Québec, en juillet, les policiers du SPVQ avaient également évité d’intervenir.
Dans les deux cas, les corps policiers ont jugé qu’il aurait été plus risqué d’intervenir que de ne pas le faire.