Début de carrière: on rembourse son prêt étudiant ou on épargne pour l’avenir? | 24 Heures MTL
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Début de carrière: on rembourse son prêt étudiant ou on épargne pour l’avenir?

Image principale de l'article Rembourser un prêt étudiant ou épargner?

Rien de plus excitant que de commencer sa carrière.

Après des années d’étude, des heures sans fin consacrées aux travaux scolaires et des milliers de litres de café/thé/kombucha, notre diplôme vaillamment gagné nous ouvre enfin les portes d’une carrière florissante... et d’un salaire digne de ce nom! 

Soyons honnêtes, ce sentiment d’avoir gagné le gros lot peut donner l’envie de dépenser sans compter et de se gâter un peu (beaucoup) avec ce nouveau revenu. Or, avec cette paie d’adulte viennent des responsabilités d’adulte. Rapidement, on réalise qu’il faut rembourser son prêt étudiant et même épargner pour l’avenir. D’un coup, tout ça semble moins attrayant. 

Cela dit, il y a moyen de gérer intelligemment ses chèques de paie, de rembourser son prêt étudiant ET d’avoir du plaisir. Andrew Thibeault, conseiller en sécurité financière et représentant en épargne collective, partenaire de la Sun Life, nous explique comment y arriver sans trop se priver.

Faire un budget  

Pour tirer le maximum d’un chèque de paie, il vaut mieux, dès le départ, établir un budget réaliste. Bien que l’exercice ne semble pas très amusant, il est très utile. Pour rendre le tout plus léger, on se prépare un bon latté, on enfile ses joggings préférés et on utilise un outil en ligne qui nous aide à budgéter sans rien oublier

L’élaboration d’un budget nous permet de savoir exactement ce qu’il nous en coûte pour vivre (loisirs et livraisons de resto inclus). Ensuite, on sait précisément combien d'argent on peut consacrer au remboursement de ses dettes et combien on peut économiser.

Rembourser un peu, épargner beaucoup  

Justement, ces dettes: on les paye tout de suite ou bien on économise pour nos vieux jours?

Sur le remboursement des dettes, Andrew Thibeault est catégorique: «On commence par rembourser les cartes de crédit qui ont un taux d’intérêt beaucoup plus élevé qu’un prêt ou qu’une marge d’étudiant.»

«Quant à la marge et au prêt étudiant, ils ont l’avantage d’avoir un faible taux d’intérêt et d’être déductibles d’impôt. Bien entendu, poursuit M. Thibeault, on ne veut jamais garder une dette éternellement. Il faut donc éventuellement songer à la rembourser en totalité. Je recommande de prioriser l’épargne, tout en faisant des paiements minimums pour réduire la dette étudiante.»

Épargner dès le départ  

Dans son compte

Le plus simple, selon Andrew Thibeault, est d’établir, dès ses premiers chèques de paie, un système d’épargne à intérêt composé. «Souvent, le plus difficile, ce n’est pas de générer de l’argent, mais de le gérer, explique-t-il. Je suggère donc toujours aux jeunes qui commencent leur carrière de mettre en place, avec l’aide d’un conseiller en sécurité financière, un système de retrait automatique. On programme un virement depuis le compte courant vers un compte d’épargne à intérêt composé dès que le chèque de paie est déposé. Ainsi, on n’a même pas le temps de dépenser cet argent qu’il génère déjà des intérêts dans un compte loin de nos envies impulsives.»

À cet égard, Andrew Thibeault recommande fortement le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Ce CELI permet de générer de l’intérêt composé (on fait de l’intérêt sur l’intérêt, c’est un effet boule de neige) et donne un rendement net d’impôt (l’intérêt n’est pas imposable, contrairement à d’autres types d’épargne). 

Avec cette technique, on apprend donc à vivre avec l’argent qu’on a, tout en épargnant.

Au travail

«L’idée derrière le régime enregistré d'épargne-retraite (REER), c’est de réduire les impôts à payer. La cotisation REER nous permet de nous positionner dans des paliers d’imposition moins élevés et de nous garantir un revenu une fois à la retraite.», explique Andrew Thibeault.

Si on a la chance d’avoir un employeur qui offre un régime de retraite à cotisations déterminées (RRCD) ou un régime d’épargne-retraite collectif, on maximise cette occasion. «Pour un maximum de rendement, je recommande d’investir le même pourcentage que l’employeur. Le reste de l’argent à mettre de côté peut être placé dans un autre type d’épargne. Plus on commence à cotiser tôt, plus c’est payant à long terme» ajoute-t-il. 

«En somme, conclut-il, il est important de chercher l’équilibre dans tout ça.» Logique, non?

En résumé  

1. On fait un bon budget.

2. On rembourse tranquillement sa marge ou son prêt étudiant en favorisant l’épargne dans un produit à intérêt composé.

3. On profite de la cotisation employeur pour investir dans un REER.

En fin de compte, ce n’est pas si complexe de gérer nos finances d’adulte. L’important, c’est d’établir un plan clair qui correspond à nos besoins et à nos priorités. Pour y arriver, on prend rendez-vous auprès d'un conseiller en sécurité financière de la Sun Life et on profite de ses bons conseils.

P.-S. Félicitations pour ton nouvel emploi!

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