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Interdiction de rassemblements dans les parcs: les gens n'étaient pas au courant

Image principale de l'article Les gens n'étaient pas au courant
Joël Lemay / Agence QMI

Plusieurs personnes rencontrées dans un parc de Montréal jeudi midi ne savaient pas qu'il était interdit de s'y rassembler en petits groupes, même en conservant deux mètres de distance entre chacun.

«Pour vrai? Je ne savais pas. Les policiers sont passés tantôt et ils n’ont rien fait», s’est exclamé Robin Simard, qui se trouvait avec trois autres personnes au parc La Fontaine, sur le Plateau Mont-Royal.

Selon le nouveau décret du gouvernement, il est maintenant interdit de se réunir à l'extérieur, et ce, même en observant une bonne distance entre chaque personne. Pourtant, cela n’avait jamais été interdit au printemps dernier lors de la première vague de la COVID-19.

En point de presse jeudi, le premier ministre François Legault n'a pas pu donner de réponse claire sur ce qui serait toléré comme rassemblement extérieur lorsqu'ils n'impliquent que deux ou quelques personnes bien distanciées dans un parc, en appelant au bon jugement de la population.

Deux collègues qui dînaient un peu plus loin dans le parc La Fontaine en se tenant à plus de deux mètres de distance étaient au courant de cette nouvelle réglementation du gouvernement pour la zone rouge, mais jugeaient que dans leur situation, c'était préférable de procéder ainsi plutôt que de manger à l'intérieur de leur lieu de travail.

«Il me semble que c’est plus logique qu’on mange dehors [à une bonne distance] qu’en dedans», a soulevé Danielle Foley, en présence de son collègue Jocelyn Charbonneau.

Il faut dire que les groupes n’étaient pas nombreux sur place, et étaient bien souvent composés de seulement deux ou trois personnes, qui respectaient pour la plupart la distanciation sociale.

Azzedine Issa y était avec trois amis, qui ont décidé d’emménager ensemble pour les 28 jours du confinement. Il n’avait pas été informé de cette spécification lui empêchant d’aller à la rencontre d’autres amis dans un parc.

Joël Lemay / Agence QMI

«Comment les policiers vont-ils procéder pour nous croire qu’on habite tous à la même adresse? Ce n’est pas précisé sur nos papiers», a d’ailleurs indiqué son amie, qui ne souhaitait pas s’identifier.

Zeid, qui ne souhaitait pas donner son nom de famille, n’était pas au courant de cette nouveauté lui non plus, alors qu’il était accompagné d’une amie ne venant pas de la même maisonnée. «C’est pour sauver des vies, donc je comprends», a-t-il cependant précisé.

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