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Un dernier repas au resto avant la fermeture forcée

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MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Des Montréalais ont profité mercredi de la dernière soirée où ils pouvaient aller manger un repas au restaurant avant la fermeture de 28 jours ordonnée par le gouvernement du Québec. 

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Les amies Phillis Elston et Emmanuelle Forbes avaient choisi d’aller passer la soirée à la pizzéria Bacaro, sur l’avenue du Mont-Royal.

Sur cette photo: Emmanuel Forbes, Phyllis Ellston

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Sur cette photo: Emmanuel Forbes, Phyllis Ellston

«On essaie de se voir une fois par mois», ont affirmé les deux femmes qui travaillent au service à la clientèle dans des entreprises offrant des services jugés essentiels.

Les deux sont unanimes: cela leur fait «énormément» de peine de perdre leur rendez-vous mensuel. Elles n’écartent toutefois pas la possibilité d’encourager les restaurants dans le mois à venir, puisque ceux-ci pourront continuer à faire de la livraison ou encore des commandes pour emporter.

Un peu plus loin sur la même rue, la famille Fillion était sortie déguster un repas à la pizzéria Pizzédélic, un restaurant que le clan fréquente depuis une quinzaine d’années.

Sur cette photo: Hugo, Janie et Carole Fillion

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Sur cette photo: Hugo, Janie et Carole Fillion

«On vient les encourager. On aime ça ici», a résumé Janie Fillion.

«On trouve ça dommage que les restaurants ferment. On veut en profiter une dernière fois», a enchainé sa mère, Carole Fillion.

Comme ils habitent maintenant à différents endroits et que la grande région de Montréal passera en zone rouge dès jeudi, les membres de la famille Fillion seront séparés pour les 28 prochains jours. «C’est notre dernière chance», a expliqué Janie. «C’est cruel», a ajouté sa mère.

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Au restaurant Le Terminal, Pierre-André Blanchard est venu manger avec son ami Vincent pour profiter de l’ambiance une dernière fois.

Sur cette photo: Pierre-André Blanchard

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Sur cette photo: Pierre-André Blanchard

«Ça nous fait profiter de la vie. Ce n’est pas essentiel, mais sans ça, c’est difficile», a-t-il lancé.

Pour les deux hommes, la fermeture des restaurants est lourde de conséquences et peu justifiée. S’ils comprennent le contexte qui a mené à celle-ci, ils pensent qu’elle est surtout causée par les établissements récalcitrants, qui font écoper tout le secteur.

«On se sent en sécurité au restaurant», a dit M. Blanchard.

Les deux soutiendront différents restaurants dans les prochains jours, ont-ils garanti. Toutefois, «même si on leur donne une aide, les gens perdent leur habitude et ça leur fait perdre [des sous]», craignent-ils.

Au restaurant Le Uptown, aussi sur le Plateau Mont-Royal, Martine, qui a préféré taire son nom de famille, décrivait avec exaltation le poulet qu’elle venait de déguster à sa sortie de l'établissement. «On ne sait pas combien de temps [ça va durer]», a-t-elle expliqué quant à son choix de venir profiter des restaurants une dernière fois. Pour elle, la fermeture «est un mal nécessaire».

Achalandage

Selon nos observations de début de soirée, l’achalandage à l’intérieur des restaurants variait énormément. Certains affichaient complet alors qu’ailleurs, on comptait moins de cinq clients à l’intérieur.

Depuis la première vague de COVID-19, plusieurs restaurateurs préconisent les repas à emporter, surtout puisque la capacité d’accueil à l’intérieur est limitée. Tout de même, certains se réjouissaient d’avoir un maximum de clients avant les 28 jours, comme Karl Leblanc, copropriétaire du restaurant Chez Victoire situé sur l’avenue du Mont-Royal.

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