Montréal: le mythique restaurant et bar L’Escalier ferme ses portes | 24 Heures MTL
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Montréal: le mythique restaurant et bar L’Escalier ferme ses portes

L’Escalier, le restaurant végétarien et bar culturel intimiste situé sur la rue Sainte-Catherine Est, à quelques pas de l’UQAM, n’ouvrira plus jamais ses portes.

«Je suis ému et un peu dégoûté de devoir arrêter», a réagi vendredi le propriétaire de l’établissement, Frédéric Guntzberger, en réponse aux nombreux messages de clients attristés qu’il lit sur les réseaux sociaux.

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Les récentes restrictions sanitaires demandant la fermeture des bars et des restaurants en zone rouge l’ont incité à fermer de façon définitive, trois mois avant la fin de son bail. L’établissement connu des universitaires et du monde culturel n’avait pas servi de clients depuis le 17 mars dernier.

«C’est un espace de liberté. Je me vois mal dire aux gens de garder deux mètres et de porter un masque», a-t-il dit, même s’il est en accord avec ces mesures compte tenu du contexte sanitaire.

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Selon Gestion Galleria Corporation Ltd, propriétaire de l’immeuble en question, un projet de condominium prendra forme au 552, rue Sainte-Catherine Est, remplaçant la bâtisse actuelle. «On m’a demandé de prendre des engagements de canceller tous les baux pour le printemps et ça m’indique qu’on va tout démolir [l’immeuble]», a souligné un employé de la firme. Ce dernier ne peut pas le garantir, car plusieurs détails lui manquent pour le moment, notant la complexité du dossier en raison du quartier qui est «protégé».

M. Guntzberger espère toujours ouvrir un établissement ailleurs dans un avenir prochain. Tout de même, s’il entreprend une autre aventure ailleurs avec son équipe actuelle, il sera primordial pour lui de créer un lieu culturel où l’état d’esprit de L’Escalier sera conservé.

«Si c’est juste pour ouvrir un bar, je préfère rentrer en Europe et faire mes affaires là-bas.» Ce dernier mentionne aussi que le concept de L’Escalier ne s'adapte pas à faire des repas à emporter, étant un endroit où les gens écoutent de la musique et dansent.

Souvenirs

M. Guntzberger ne se qualifie pas de professionnel de la restauration ou des bars. Son amour pour le lieu l’a incité à le devenir.

«Je m’étais arrêté en pleine rue il y a presque 15 ans (en 2004). Je suis monté à l’étage et j’ai dit en rigolant à tout le monde: "ah si un jour j’avais ce café"», a-t-il raconté, faisant référence à l’Utopik café, qui était là à l'époque. Deux ans après, on me l’a proposé», a ajouté celui qui réalisait un rêve en acquérant le lieu. Sans expérience, ce dernier s’est donc lancé dans l’univers de la restauration. Ce sont les employés de l’Utopik café qui l’ont formé, des moments toujours frais dans sa tête.

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