«Je suis une femme d’octobre», une exposition extérieure sur le féminisme québécois | 24 Heures MTL
/activities/todo

«Je suis une femme d’octobre», une exposition extérieure sur le féminisme québécois

CAMILLE LALANCETTE//24 HEURES/AGENCE QMI

La murale «Debouttes», par l’artiste autochtones Caroline Monnet, restera sur la façade du Théatre Espace Go du 1er au 31 octobre.
CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

CAMILLE LALANCETTE//24 HEURES/AGENCE QMI La murale «Debouttes», par l’artiste autochtones Caroline Monnet, restera sur la façade du Théatre Espace Go du 1er au 31 octobre.

Le Théâtre Espace Go a mis sur pied un projet multidisciplinaire sur les causes féministes qui ont secoué le Québec depuis la Crise d'octobre de 1970. «Je suis femme d’octobre» est composé de quatre volets, dont une exposition extérieure sur le boulevard Saint-Laurent.

Le premier panneau du parcours, à la hauteur de la rue Marie-Anne, aborde la fondation du Front de libération des femmes du Québec en octobre 70. Il fait partie d'un ensemble de 25 images dispersées de part et d'autre de la «Main», jusqu'à la rue Maguire.

Le parcours prend environ 1h30 à compléter, et comme il est en plein air, il s’agit d’une alternative intéressante aux musées qui ont dû fermer leurs portes la semaine dernière lors du passage de Montréal en zone rouge.

CAMILLE LALANCETTE//24 HEURES/AGENCE QMI

Des fiches informatives comme celle-ci sont placées le long du boulevard Saint-Laurent, entre les rues Marie-Anne et Maguire, du 1er au 31 octobre. Elles relatent des mouvements féministes qui secouent le Québec depuis octobre 1970.

CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

CAMILLE LALANCETTE//24 HEURES/AGENCE QMI Des fiches informatives comme celle-ci sont placées le long du boulevard Saint-Laurent, entre les rues Marie-Anne et Maguire, du 1er au 31 octobre. Elles relatent des mouvements féministes qui secouent le Québec depuis octobre 1970.

La directrice artistique du Théâtre Espace Go, Ginette Noiseux, a participé à la recherche historique pour l'élaboration du parcours déambulatoire. Elle explique au bout du fil sa fascination pour les nombreuses manifestations auxquelles ont pris part ces femmes.

«Ça fait 50 ans que les femmes luttent pour ne pas se faire violer, pour ne pas se faire battre pour ne pas être assassinées, pour ne pas se faire enlever, pour ne pas qu’on leur enlève leurs enfants, pour avoir le droit de travailler, pour le droit à l’avortement», énumère-t-elle en parcourant les images d’archives du parcours sur son ordinateur.

Murale et balados

Sur le parcours, les visiteurs peuvent aussi admirer l'énorme murale «Debouttes», qui sera affichée jusqu'à la fin du mois sur la façade de l'Espace Go, coin Saint-Laurent/Saint-Joseph.

L’artiste autochtone Caroline Monnet signe un hommage «à toutes les femmes qui se sont battues et continuent de se battre pour que nos droits soient respectés», peut-on lire sur le site web de l'Espace Go.

Le projet compte aussi un volet audio, alors que trois fictions en balado ont été créées par les artistes Émilie Monnet, Jenny Cartwright et Marilou Craft.

CAMILLE LALANCETTE//24 HEURES/AGENCE QMI

Des fiches informatives comme celle-ci sont placées le long du boulevard Saint-Laurent, entre les rues Marie-Anne et Maguire, du 1er au 31 octobre. Elles relatent des mouvements féministes qui secouent le Québec depuis octobre 1970.

CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

CAMILLE LALANCETTE//24 HEURES/AGENCE QMI Des fiches informatives comme celle-ci sont placées le long du boulevard Saint-Laurent, entre les rues Marie-Anne et Maguire, du 1er au 31 octobre. Elles relatent des mouvements féministes qui secouent le Québec depuis octobre 1970.

Ginette Noiseux explique que le processus créatif des artistes est inspiré «de manifestations des femmes dans les années 70 à nos jours. Ce volet-là a été nourri d’un dialogue avec des chercheurs», dit-elle. Un habillage sonore a été composé avec des musiciennes et des créateurs.

S’ajoutent trois récits historiques écrits par les autrices Annie O’Bomsawin-Bégin, Alexandra Pierre et Camille Robert.

Emmanuelle Sirois, Viviane Michel et Emeline Goutte complètent le groupe de 10 femmes membres du comité artistique du projet «Je suis femme d’octobre».

Nos héroïnes

Finalement, «Je suis femme d'octobre» comporte un volet collaboratif. Sur le site de l'Espace Go, on peut soumettre la candidature de femmes remarquables de notre entourage, et celles-ci défilent en boucle sur un écran installé à l'entrée du théâtre.

À lire aussi

Et encore plus