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Minimax : La BD pour se raconter

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COURTOISIE

Le bédéiste François Donatien propose avec «Minimax» un premier livre en carrière bien personnel qui suit les aventures d’une jeune chanteuse d’un groupe punk de Montréal à l’aube d’une vie d’adulte. 

«À l’origine, j’ai étudié en cinéma et je me souviens qu’un prof avait dit "Parlez de ce que vous aimez, parlez de ce que vous connaissez". Ça m’a marqué et, pour moi, c’est pas mal ma règle pour faire de la création dans mes projets actuels», a expliqué François Donatien lorsqu'il revient sur la genèse de son livre «Minimax».

À travers les quelques 120 pages de la BD, on accompagne Minimax, une jeune étudiante à la maîtrise passionnée de musique, à travers plusieurs courts chapitres, autonomes les uns des autres. On la suit notamment dans un concert punk, dans son travail chez un disquaire ou dans la rédaction de son mémoire de maîtrise, autant de courts épisodes qui témoignent d’une vie sans grands bouleversements, mais ponctuée de ce qui fait les joies et peines d’un quotidien.

Le ton est léger, humble, très personnel et on sent que l’héroïne ne se situe pas très loin des préoccupations et des intérêts de l’auteur qui l’a mise au monde.

«J’étais quelqu’un qui, à l’époque, collectionnait les disques punk, qui allait dans des spectacles punk, je passais beaucoup de temps dans les magasins de disques. Je voulais parler du monde universitaire, parler de Montréal, qui est une ville que j’aime beaucoup», a indiqué François Donatien.

La BD «Minimax», de l’auteur François Donatien, est disponible en librairie depuis le 16 septembre. Photo courtoisie. Extrait de la bande dessinée.

Courtoisie

La BD «Minimax», de l’auteur François Donatien, est disponible en librairie depuis le 16 septembre. Photo courtoisie. Extrait de la bande dessinée.

Deux livres succèderont à ce premier tome. Ils exploreront chacun le parcours de deux autres personnages féminins présents dans cette première BD, mais qui y jouent des rôles plus secondaires.

«J’ai choisi des personnages féminins parce que ça me forçait à ne pas faire quelque chose qui est trop autobiographique», a poursuivi celui qui avait initialement fait paraître le livre «Minimax» à compte d’auteur en 2014 avant que la maison d’édition «Nouvelle adresse» ne vienne le republier. La BD lui avait valu en 2015 le prix Bédélys indépendant, qui récompense la meilleure bande dessinée en langue française autoéditée au Québec.

BD et cinéma

Malgré ses études en cinéma, c’est la bande dessinée que François Donatien a choisie pour faire vivre ses personnages.

Le bédéiste François Donatien a fait paraître le 16 septembre la BD «Minimax», son tout premier livre en carrière. Crédit photo : Jacinthe Chevalier.

Courtoisie / Jacinthe Chevalier

Le bédéiste François Donatien a fait paraître le 16 septembre la BD «Minimax», son tout premier livre en carrière. Crédit photo : Jacinthe Chevalier.

«Pour moi, c’est le médium idéal, a indiqué sans hésiter le bédéiste. J’ai réalisé en terminant mes études que c’est super lourd monter un projet de film, il y a beaucoup d’argent en jeu, une structure qui est incroyablement lourde, il faut chercher un producteur, vendre son projet.»

«Et dans la littérature, l’aspect visuel me manque, a-t-il poursuivi. Dans une bande dessinée, on raconte une histoire un peu comme dans la littérature, mais il y a le côté visuel qui est super le fun pour moi. Dessiner les réactions des personnages, dessiner les décors, j’aime vraiment ça. Ça ne coûte pas des millions de dollars comme le cinéma, et c’est moins compliqué. Je m’installe sur ma table de cuisine avec une feuille de papier, je commence et je raconte une histoire.»

La BD «Minimax» est disponible en librairie depuis le 16 septembre

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