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Vive le réseau cyclable TENTACULAIRE !

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Dans le Satyricon, un livre bizarre écrit au temps de l’empereur Néron par un ses courtisans, Pétrone, il est question d’un nouveau riche appelé Trimalcion qui ambitionne d’accomplir le tour du monde sans partir de chez lui. À force d’acheter de nouveaux domaines immenses contigus et de nouvelles demeures grâce à sa fortune colossale, il souhaite ainsi voyager à travers l’Empire en demeurant toujours sur ses propres terres.

Vous allez me dire que j’exagère, mais je me sentais un peu comme ce personnage, samedi dernier, en circulant à vélo à Montréal : jamais je n’ai eu à rouler ailleurs que dans une piste cyclable, pour aller d’Hochelaga-Maisonneuve jusque dans Villeray.

Quel luxe ! Peu importe où j’allais, il y avait toujours un « tentacule » de piste que je pouvais emprunter. Comme cycliste, je roulais toujours « chez moi ».

Retour des trottinettes 

Ces pistes sont-elles vraiment un luxe ? La Ville a eu l’étourderie (dans un rare accès de « fièvre populiste » de l’administration Plante) d’interdire les trottinettes électriques qui auraient pu contribuer à « valider » la pertinence de son réseau.

Les trottinettes, pourvu qu’on les limite à une vitesse raisonnable, sont tellement commodes et utiles qu’elles reviendront tôt ou tard. Ajoutez ces nouveaux moyens de locomotion sur les pistes et vous verrez que celles-là se rempliront rapidement. Déjà, sur la rue Rachel, à certaines heures, le volume de gens qui circulent à vélo doit dépasser celui des autos (du moins, c’est mon impression). 

Essayez-les

Selon l’estimation de Google Maps, mon trajet de samedi dernier, d’environ 10 km, m’aurait pris 27 minutes en voiture. À vélo, je l’ai accompli en 35 minutes ; à l'heure de pointe, le vélo aurait probablement été plus rapide. Il faut dire que je me suis aidé en utilisant un BIXI bleu électrique, question de grimper le dénivelé sans du tout ralentir. Jamais le vélo n’a rivalisé à armes aussi égales avec l’auto pour ce qui est de la durée de déplacement. 

Est-ce la fin d’une époque? L’inconfort de côtoyer dangereusement le trafic automobile prédominant semblait, il y a peu de temps encore, une fatalité du vélo urbain. On sait maintenant que ça n’a pas à être le cas. Donc, avant de critiquer ce réseau, essayez-le : c’est vraiment étonnant de pouvoir ainsi librement se déplacer sur de si grandes distances en pleine métropole. J’ose espérer que les quelques pistes qui disparaîtront pour l’hiver, dont celle de Christophe-Colomb, reviendront le printemps prochain. Vive le réseau cyclable TENTACULAIRE ! 

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