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Le meurtre des sœurs aurait été planifié

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STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Le Montréalais accusé d’avoir abattu à la carabine ses deux sœurs, samedi dernier dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, aurait planifié son coup, selon les premiers résultats de l’enquête menée par la Sûreté du Québec.

Denis Leblanc, 60 ans, a comparu dimanche au palais de justice de Montréal relativement à la fusillade qui a semé l’émoi dans le quartier. Il est accusé d’avoir tué ses deux sœurs, Diane et Sylvie, ainsi que de triple tentative de meurtre liée aux coups de feu échangés avec des policiers par la suite.

Mais si les raisons qui auraient poussé Leblanc à commettre ses crimes n’ont pas encore été révélées, la Couronne estime avoir suffisamment d’éléments de preuve pour déposer des accusations de meurtre au premier degré.

Cela signifie qu’aux yeux des procureurs, Leblanc avait non seulement l’intention d’enlever la vie de ses sœurs âgées de 61 et 57 ans, mais il avait aussi planifié son geste.

L’une d’elles aurait d’ailleurs été tuée dans une ruelle, peu après que Leblanc se fut rendu chez les deux femmes durant l’après-midi.

Lorsque les policiers sont arrivés sur place, Leblanc aurait commencé à leur tirer dessus. Aucun agent n’a été touché. Dans leur riposte, Leblanc a pour sa part été atteint, mais sa vie n’a pas été mise en danger.

Recrudescence

Le Bureau des enquêtes indépendantes a été appelé à faire la lumière sur l’affaire, tandis que c’est la Sûreté du Québec qui a pris le relais pour le dossier de meurtres.

Cette fusillade, d’autant plus inquiétante qu’elle est survenue en plein jour, s’inscrit dans la recrudescence des crimes par arme à feu que connaît la métropole depuis plusieurs mois, et qui n’a fait que s’accentuer durant l’été.

Pour faire face à cette montée de violence, la police de Montréal a entre autres été jusqu’à tripler ses effectifs sur le terrain afin d’augmenter sa visibilité et rassurer la population.

« Le danger que posent les armes à feu pour la communauté est connu, il y a un danger pour les victimes collatérales », avait rappelé le juge Dennis Galiatsatos la semaine dernière, dans un autre dossier.

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