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Le Musée des beaux-arts de Montréal entreprend un examen de sa gouvernance

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) se plie aux exigences du gouvernement du Québec en mandatant deux personnes bien en vue pour mener un examen en profondeur de sa structure de gouvernance, notamment des liens entre son conseil d’administration et sa direction.

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L’ancienne patronne du journal «Le Devoir» et de la Grande Bibliothèque, Lise Bissonnette, et l’avocat Pierre A. Raymond, expert négociateur et un habitué des conseils d’administration, procéderont à cet exercice afin de conseiller le musée et de lui faire des recommandations.

Cette initiative de l’institution de la rue Sherbrooke arrive dans la foulée directe de l’immense controverse qui a entouré le congédiement, en juillet dernier, de Nathalie Bondil, qui occupait les postes de directrice générale et de conservatrice en chef depuis des années.

Portrait de l’ex-directrice générale et conservatrice du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), Nathalie Bondil, à Montréal, mardi le 14 juillet 2020. Mme Bondil s’est fait officiellement limogée lundi pour une affaire de climat de travail malsain qui durerait depuis des mois. 
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Portrait de l’ex-directrice générale et conservatrice du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), Nathalie Bondil, à Montréal, mardi le 14 juillet 2020. Mme Bondil s’est fait officiellement limogée lundi pour une affaire de climat de travail malsain qui durerait depuis des mois. JOEL LEMAY/AGENCE QMI

La réaction du gouvernement à ce qui avait été dit au sujet de ce départ, et des relations entre Mme Bondil et le conseil d’administration de l’établissement avait été de demander à un expert indépendant d’examiner «l'encadrement et la supervision de la conduite des affaires» du musée et de lui faire rapport.

En annonçant cet examen le 16 juillet, la ministre de la Culture, Nathalie Roy, avait souligné qu’«en tant que plus important bailleur de fonds du Musée, à raison de 16 millions $ par année, le gouvernement du Québec se considère en droit de poser des questions et d'obtenir des réponses sur la gestion et la gouvernance du Musée et de son conseil d'administration».

Jeudi, le conseil d’administration du MBAM a précisé que le travail Mme Bissonnette et de M. Raymond «passera entre autres par une analyse du rapport commandé par la ministre de la Culture et des Communications du Québec à l'expert indépendant Daniel Beaupré».

Le 24 septembre, la ministre Roy avait déclaré qu’«à la lecture du rapport soumis par l'enquêteur indépendant [Daniel Beaupré], il est clair que des correctifs s'imposent afin d'améliorer la gouvernance du MBAM et je serai très heureuse de travailler avec le nouveau conseil d'administration dans cette voie».

Disant avoir l’intention de suivre les recommandations de M. Beaupré, sans donner plus de détails sur ces recommandations, la ministre avait ajouté qu’elle comptait notamment «proposer les correctifs nécessaires à la loi constitutive du Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) afin que l'institution soit conforme aux bonnes pratiques».

Le conseil d’administration du musée a reconnu, jeudi, lors de son annonce, que «le dispositif législatif qui encadre [sa] structure de gouvernance [...] a été conçu il y a près de cinquante ans pour une institution dont les opérations se sont sensiblement développées depuis» et que son encadrement doit maintenant «refléter cette transformation».

Les consultants Lise Bissonnette et Pierre A. Raymond auront donc à prendre en compte «les spécificités du Musée liées à son statut d'organisme à but non lucratif et de musée privé régi par une loi particulière» et «la nécessité d'actualiser les modalités de reddition de compte visant à assurer une saine gestion des fonds publics consentis au Musée», en plus de recommander «les meilleures pratiques en matière d'encadrement règlementaire et de structure de gouvernance», a précisé le conseil d’administration du MBAM, jeudi.

Le travail de Mme Bissonnette et de Me Raymond «sera effectué sur une base pro bono», a souligné le musée.

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