Les centres d'escalade restent ouverts, les gyms dénoncent l'injustice | 24 Heures MTL
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Les centres d'escalade restent ouverts, les gyms dénoncent l'injustice

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Les gyms et autres salles d’entraînement se retrouvent forcés de fermer leurs portes aujourd’hui, mais les centres d’escalade, eux, peuvent rester ouverts même s’ils ne nettoient pas leurs parois après chaque utilisation. 

Le nouveau décret gouvernemental qui restreint la pratique des activités sportives à partir d’aujourd’hui fait une distinction entre les salles d’entraînement, qui doivent fermer, et les lieux de pratique de sports individuels, comme les centres d’escalade, qui peuvent rester ouverts.   

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Ce double standard choque le porte-parole de la Coalition des studios d’entraînement privés du Québec (CSPEQ), Mathieu Dumontet. 

«On n’a pas eu d’éclosion dans les gyms. Zéro pis une barre. Tout le monde porte le masque, tout le monde nettoie son stock», résume M. Dumontet, qui déplore que les gyms ne puissent pas rester ouverts. 

Grimper dans les gouttelettes des autres 

Les parois des centres d’escalade ne sont pas désinfectées chaque jour, selon ce qu’on a constaté en visitant trois centres de la région de Montréal. Il n’est pas obligatoire non plus de se laver les mains entre chaque utilisation d’une paroi. Il est même possible de grimper sans son masque dans certains centres.  

«Ces centres-là ne respectent pas les consignes des lieux de travail. Ils devraient procéder à des désinfections chaque jour», affirme Cécile Tremblay, épidémiologiste au Centre hospitalier de l’Université de Montréal. 

L’une des superviseures du centre d’escalade Café Bloc, où on sert même encore à boire alors que les cafés ont dû fermer leurs salles et terrasses, croit que «c’est impossible de laver les murs entre chaque utilisation». Il faut utiliser des arroseurs à pression pour laver les prises d’escalade selon elle.  

Certaines parties du centre peuvent donc rester sans entretien pendant plus d’une semaine. Même son de cloche du côté du Bloc Shop, où on oblige néanmoins les grimpeurs à garder leur masque pour réduire les risques de contamination sur la paroi.  

Des ordres qui manquent de clarté 

Pour Mathieu Dumontet, l’injustice n’est pas que les centres d’escalade soient ouverts, mais bien que les centres d’entraînement soient fermés. Il demande au gouvernement de donner des «barèmes clairs» aux gyms pour respecter les consignes sanitaires.  

Les exceptions posent aussi problème à la docteure Cécile Tremblay. «Je ne pense pas que ça aide à la compréhension du public», soutient-elle. Le meilleur moyen de freiner la transmission de la COVID-19 en zone rouge reste de ne pas laisser passer d’exception selon l’épidémiologiste. «Si on ferme tous les centres d’exercices, le message est plus clair», affirme-t-elle. 

 Lorsque contactée, la santé publique n’a pas répondu à notre demander de justifier l’exception des salles d’escalade.  

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