Montréal : Manifestation en soutien à un blocage autochtone | 24 Heures MTL
/mtl-news

Montréal : Manifestation en soutien à un blocage autochtone

Image principale de l'article Manifestation en soutien à un blocage autochtone
MAXIME AUGER / AGENCE QMI

Une centaine de personnes s’est rassemblée en soutien au blocage autochtone qui a lieu dans la plus grande réserve du Canada, vendredi après-midi, au Parterre du Quartier des spectacles à Montréal. 

Durant l’après-midi, des intervenants de différentes communautés autochtones ont livré des témoignages aux gens rassemblés au coin des rues Maisonneuve et Clark. Cette manifestation en soutien au mouvement « 1492 Land Back Lane », qui se déroule dans la réserve de Six Nations, en Ontario, dénonce la construction des logements « Mackenzie Meadows » sur des terres autochtones. 

De nombreux policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) étaient présents sur les lieux pour faire respecter les règles de distanciation sociale et le port du masque. Toutefois, ceux-ci n’ont pas tenté d’intervenir pour disperser les manifestants présents. 

MAXIME AUGER / AGENCE QMI

«On est content qu’il y ait autant de personnes qui se sont mobilisé [pour] un blocage qui se passe à l’extérieur du Québec et qui fait écho dans d’autres combats autochtones qui se fait ici», s’est réjouie Madeleine Dupuis, l’une des organisatrices de la manifestation. 

«Les droits et les actions des autochtones doivent être respectés. Je suis fatiguée de voir le gouvernement canadien à travers ses politiques génocidaires détruire des communautés et des familles autochtones», a lancé Amy Brant Edward, de la communauté Kanyen’kehà:ka. 

Problème

L’organisatrice explique que l’action de vendredi se veut aussi une réponse à tous les autres mouvements autochtones qui ont lieu un peu partout à travers le pays, dont les blocages des Anichinabés contre la chasse sportive à l’orignal au Parc de La Vérendrye. 

«Après, le problème, comme l’a dit Ellen Gabriel [militante mohawk présente sur place, NDLR], c’est dommage que ce soit juste au moment où il y a du spectaculaire et des actions plus intenses que l’on en attend parler», a poursuivi la jeune femme également impliquée dans le mouvement des femmes autochtones disparues et assassinées. 

MAXIME AUGER / AGENCE QMI

«C’est incroyable de voir les différentes mobilisations et de voir comment le message se transmet. Mais on doit continuer de travailler, de se battre et d’élever notre voix», a renchéri Amy Brant Edward. 

Malgré les restrictions en lien avec la zone rouge à Montréal, les gens sur place respectaient dans la majorité des cas les règles de distanciation sociale. Juste avant de commencer la marche sur la rue Maisonneuve, de la soupe était distribuée à la foule.

À lire aussi

Et encore plus