Halloween : les magasins de costumes et de décorations doivent se réinventer | 24 Heures MTL
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Halloween : les magasins de costumes et de décorations doivent se réinventer

Janie Saint-Pierre et Méliza Théorêt tiennent la boutique de costumes et de décorations Au Bal Masqué, sur la rue Notre-Dame à Lachine. La boutique existe depuis sept ans. Les deux femmes avaient prévu que la pandémie affecterait les ventes de costumes d'Halloween et en avaient commandé moins cette année. 
GABRIELLE MORIN-LEFEBVRE / 24 HEURES / AGENCE QMI
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Janie Saint-Pierre et Méliza Théorêt tiennent la boutique de costumes et de décorations Au Bal Masqué, sur la rue Notre-Dame à Lachine. La boutique existe depuis sept ans. Les deux femmes avaient prévu que la pandémie affecterait les ventes de costumes d'Halloween et en avaient commandé moins cette année. GABRIELLE MORIN-LEFEBVRE / 24 HEURES / AGENCE QMI

L’incertitude qui plane autour de l’Halloween et l’interdiction de faire des partys a des répercussions sur les magasins de costumes et de décorations, qui espèrent que les Québécois célébreront quand même cette fête en famille.

Chez Groupe Party Expert, une entreprise québécoise qui détient notamment les boutiques Halloween Expert, la pandémie a fait baisser le nombre d’employés de 600 à 315.

Dès que le gouvernement a annoncé que des régions passaient en zone rouge, une chute des ventes a été observée, rapporte la présidente de l’entreprise, Lynda Bouvier.

Janie Saint-Pierre et Méliza Théorêt tiennent la boutique de costumes et de décorations Au Bal Masqué, sur la rue Notre-Dame à Lachine. La boutique existe depuis sept ans. Les deux femmes avaient prévu que la pandémie affecterait les ventes de costumes d'Halloween et en avaient commandé moins cette année. 
GABRIELLE MORIN-LEFEBVRE / 24 HEURES / AGENCE QMI

GABRIELLE MORIN-LEFEBVRE / 24 HEURES / AGENCE QMI

Janie Saint-Pierre et Méliza Théorêt tiennent la boutique de costumes et de décorations Au Bal Masqué, sur la rue Notre-Dame à Lachine. La boutique existe depuis sept ans. Les deux femmes avaient prévu que la pandémie affecterait les ventes de costumes d'Halloween et en avaient commandé moins cette année. GABRIELLE MORIN-LEFEBVRE / 24 HEURES / AGENCE QMI

Les copropriétaires de la boutique indépendante montréalaise Au Bal Masqué, Janie Saint-Pierre et Méliza Théorêt, avaient prévu le coup et commandé moins de costumes qu’à l’habitude en prévision de l’Halloween.

« C’est une très belle saison habituellement. Cette année, on ne sait pas comment ça va se passer, mais en ayant commandé moins, même si mon chiffre d’affaires est moindre, on va essayer de balancer comme ça», a confié Mme Théorêt, devant les locaux de la boutique qui a pignon sur rue à Lachine depuis sept ans.

Le couple d’entrepreneures a également choisi de mettre en vente son inventaire de 400 costumes habituellement destinés à la location, pour limiter les risques de transmission.

Espoir

Tout n’est pas noir dans l’industrie. Le commerce en ligne de Groupe Party Expert a triplé pendant la pandémie, et les commerçants pourraient avoir une surprise à la fin du mois : tout se joue généralement à la dernière minute pour cette fête, soutient Mme Bouvier.

«À la dernière minute, les gens décident qu’est-ce qu’ils vont faire et qu’est-ce qu’ils vont mettre. Quand il n’y avait pas de COVID-19, 50 % de nos ventes se faisaient la dernière semaine avant l’Halloween», explique-t-elle, indiquant avoir vu une légère hausse dans les ventes au cours des derniers jours.

En famille

Les sévères limitations autour des rassemblements signent le glas de la plupart des partys d’Halloween, et on peut croire que la collecte de bonbons de porte-à-porte risque d’être interdite si la situation ne s’améliore pas.

Halloween sera donc une fête célébrée dans les unités familiales, estime Mme Saint-Pierre, qui a d’ailleurs vu des clients acheter une piñata pour l’occasion.

« C’est une nouvelle réalité, on ne va pas arrêter de vivre, on va apprendre à célébrer autrement [...] », martèle Mme Bouvier, dont l’entreprise a publié un guide en ligne avec des suggestions d’activités de remplacement.

La présidente du Groupe Party Expert Inc, Mme Lynda Bouvier, arbore ici un maquillage de squelette bien à propos à l'approche de l'Halloween. Si la pandémie a forcé l’entreprise à réduire de moitié ses employés, elle garde espoir : environ 50% des ventes liées à l'Halloween sont faites lors de la dernière semaine d'octobre habituellement.
PHOTO COURTOISIE

PHOTO COURTOISIE

La présidente du Groupe Party Expert Inc, Mme Lynda Bouvier, arbore ici un maquillage de squelette bien à propos à l'approche de l'Halloween. Si la pandémie a forcé l’entreprise à réduire de moitié ses employés, elle garde espoir : environ 50% des ventes liées à l'Halloween sont faites lors de la dernière semaine d'octobre habituellement. PHOTO COURTOISIE

D’après le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), plus vite le gouvernement statuera sur le sort de l’Halloween, plus vite les détaillants s’adapteront pour offrir des alternatives familiales.

Bonbons

Les gourmands peuvent se rassurer : on risque d’avoir droit aux fameux rabais sur les bonbons d’Halloween au début du mois de novembre.

Même si les détaillants ont commandé moins de bonbons qu’à l’habitude, ceux-ci ne se gardent pas indéfiniment et les invendus devront être écoulés, comme à chaque année.

«On va essayer d’écouler les surplus d’inventaires avec des spéciaux, avec des promotions et toutes sortes d’éléments pour s’assurer qu’il y est pas de gaspillage de ce côté-là», explique Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales au Québec pour le CCCD.

Qu'en pensent les Québécois? 

Selon les résultats d'un sondage Léger publiés lundi, la majorité des Québécois ne laisseraient pas leurs enfants passer l'Halloween cette année même si le gouvernement le permettait.

Ce sont 60 % des répondants qui ont mentionné qu'ils ne laisseraient pas leurs enfants passer l'Halloween cette année, alors que seulement 47 % avaient pris cette décision en 2019. Quelque 65 % d'entre eux aimeraient que le gouvernement intervienne pour annuler l'Halloween compte tenu de la situation actuelle.

Le sondage web se base sur un échantillon représentatif de 1523 Canadiens, dont 412 Québécois. Les données ont été recueillies entre le 2 et le 4 octobre, alors que plusieurs régions étaient en zone rouge.

Rappelons que la santé publique n'a toujours pas déterminé si la collecte de bonbons en porte-à-porte pourra avoir lieu cette année. Jusqu'à maintenant, seule la ville de Rouyn-Noranda en Abitibi a interdit le porte-à-porte dans sa municipalité.

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