Automobiles : les ventes de septembre battent celles de l'an dernier | 24 Heures MTL
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Automobiles : les ventes de septembre battent celles de l'an dernier

Le directeur général de Nissan Gabriel Anjou, Marc Cholette, note dans son concessionnaire des ventes records en septembre 2020. Au Canada, le mois de septembre est le premier depuis le début de la pandémie où on recense plus de ventes de véhicules légers que l’an dernier.
PHOTO COURTOISIE
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Le directeur général de Nissan Gabriel Anjou, Marc Cholette, note dans son concessionnaire des ventes records en septembre 2020. Au Canada, le mois de septembre est le premier depuis le début de la pandémie où on recense plus de ventes de véhicules légers que l’an dernier. PHOTO COURTOISIE

Le marché de la vente d'automobiles pourrait être reparti : les Canadiens ont acheté plus de voitures le mois dernier qu’en septembre 2019, une première depuis le début de la pandémie.

Depuis mars, les ventes mensuelles d'automobiles étaient toujours inférieures à celles des mois équivalents de 2019 avec le plus bas creux atteint en avril (-74,6%), selon les données compilées par la firme DesRosiers Automotive Consultants, spécialisée en analyse du marché de l'automobile.

Le portrait n'est pas rose pour l'industrie de la vente automobile : jusqu'à maintenant, quelque 350 000 véhicules de moins ont été vendus en 2020 par rapport à l'an dernier, ce qui représente une diminution de 23,7%.

En septembre, la tendance s'est renversée, alors que les ventes ont connu une hausse de 2,4% par rapport à 2019.

Chez Nissan Gabriel Anjou, les ventes réalisées en septembre sont tellement bonnes qu'elles leur ont permis de fracasser un record de 2004, avoue le directeur général, Marc Cholette.

Raisons

Il est difficile pour M. Cholette d’expliquer ce rendement à ce moment précis, mais il note un léger changement au sein des consommateurs de la métropole. «Le marché de Montréal a changé un peu. Il semblerait que les gens qui prenaient les services de métro ou d’autobus aient changé pour des petits véhicules», remarque-t-il.

Outre la faible utilisation du transport en commun, d’autres facteurs peuvent expliquer ces chiffres, soutient le président de la Corporation des concessionnaires automobiles de Montréal (CCAM) et directeur général de BMW Canbec, Martin Taillandier.

Les dépenses de certains ménages en zone rouge ont diminué, et plusieurs profitent de l’occasion pour acheter une automobile. «Les gens en profitent pour régler de grosses dépenses», a-t-il dit.

Cet engouement pour l’automobile est-il temporaire? Non, pense M. Taillandier. «Ce n’est pas rien qu’un mois», dit celui qui note une reprise des ventes de véhicules depuis le mois de juin.

«On est le 5 octobre et c’est déjà parti sur des chapeaux de roues. Il n’y a rien qui m’indique que [ça ralentit]», a-t-il dit en entrevue lundi. Déjà, quelques jours après le début du reconfinement, les habitants du grand Montréal recommencent à magasiner des véhicules en ligne, a-t-il expliqué.

Usagé

Autre constat observé par M. Taillandier, les consommateurs priorisent de plus en plus l’achat d’une voiture usagée. «Quand ça va bien économiquement, c’est le neuf qui roule, mais quand les gens commencent à être nerveux, il y a toujours un effet [positif] sur l’usagé» , a-t-il expliqué. Cette tendance s’est amorcée depuis 2018 où l’on notait une diminution annuelle du nombre de véhicules automobiles neufs immatriculés au Canada.

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