Faillite : 5 choses à savoir avant de se rendre chez le syndic | 24 Heures MTL
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Faillite : 5 choses à savoir avant de se rendre chez le syndic

Après la deuxième vague de la COVID-19, doit-on se préparer à un « tsunami de faillites »? C'est ce que craignent plusieurs experts même si les dossiers d’insolvabilité semblent se faire plus rares depuis avril.

Selon Statistique Canada, on constate une baisse d'environ 50 % du nombre de dossiers comparativement à la même période en 2019, mais le relâchement de certaines mesures d'aide financière va fort probablement laisser plusieurs personnes face à des choix difficiles. 

Si vous croyez perdre la bataille contre vos dettes, voici 5 choses à savoir avant de vous rendre chez le syndic.

En dernier recours seulement 

Quand on perd le contrôle sur son endettement, passer un coup de fil à ses créanciers peut offrir des solutions moins drastiques que la faillite. Par exemple, certains prêteurs permettent d’étirer l’échéance afin de réduire les versements mensuels.

Si on cumule de nombreux soldes à fort taux d’intérêt, un prêt de consolidation peut freiner l’hémorragie et simplifier la gestion budgétaire.

En avant-dernier recours, une proposition de consommateur par l’entremise d’un syndic peut entraîner des conséquences moins lourdes qu’une faillite, à condition de s’entendre avec ses créanciers sur le pourcentage des soldes à payer pour obtenir quittance. 

Ça n’efface pas tout 

La faillite se vit très différemment selon les situations, surtout lorsqu’on possède des actifs, mais certains éléments s’appliquent en toute circonstance.

Une inscription au dossier de crédit restera jusqu’à 7 ans après la libération des dettes et cette dernière se produit normalement de 9 à 21 mois après la faillite.

Il faut aussi savoir que certaines dettes ne peuvent pas être incluses dans le dossier. C’est notamment le cas pour les prêts étudiants (moins de 7 ans après la fin des études) et les dettes liées à une pension alimentaire.

Attention aux prêts cosignés 

Si un proche a cosigné ou agit comme caution sur un de vos financements, votre faillite pourrait lui coûter cher. En vous libérant d’une telle dette, le créancier pourrait être en droit de réclamer la somme totale à votre cosignataire.

Quand le conseiller en redressement financier vous demandera de dresser la liste de vos dettes, assurez-vous d’identifier des dettes partagées à deux.

D’autres impacts non négligeables 

Évidemment, il devient très difficile d’obtenir du financement pour une période de temps. Ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose dans les circonstances. C’est l’occasion de repartir le compteur à zéro et d’adopter de saines habitudes budgétaires.

Au niveau de l’emploi et du logement, une faillite au dossier peut néanmoins vous suivre longtemps. Plusieurs employeurs et propriétaires demandent l’autorisation afin de recevoir une copie du dossier de crédit des candidats et des locataires potentiels; une requête dont vous avez pleinement le droit de refuser.

Ne soyons pas dupes. Rares sont celles et ceux qui avouent discriminer une personne en raison de sa faillite. On trouve simplement une autre raison « officielle » pour justifier la décision de sélectionner un autre candidat.

Ce n’est pas honteux 

Lorsqu’une faillite est pratiquement inévitable, on ne doit pas se laisser définir par elle. 

Personne n’est à l’abri des erreurs de jugement et des malchances de toutes sortes.

Certes, c’est une décision lourde de conséquences, mais ce n’est pas la fin du monde. C’est plutôt le début d’une seconde vie financière, que l’on souhaite plus équilibrée. 

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