GNL Québec: Greenpeace attire l’attention avec une nouvelle banderole | 24 Heures MTL
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GNL Québec: Greenpeace attire l’attention avec une nouvelle banderole

Image principale de l'article Greenpeace dévoile une nouvelle bannière
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le groupe pro-environnement Greenpeace a réalisé un nouveau d’éclat samedi en installant une bannière au sixième étage d’un immeuble du campus Mil de l’Université de Montréal pour s’opposer au projet GNL Québec.

Les activistes militent contre la construction d’un gazoduc de 750 kilomètres reliant le Saguenay et l’Ontario et d’une usine de liquéfaction près du fjord du Saguenay.

«On n’a plus le choix, même si c’est la pandémie, la crise s’accélère», a déclaré Louis Couillard, le coordonnateur local de Greenpeace.

«Le message est surtout adressé à GNL, c’est l’enjeu de l’heure. On adresse aussi notre message aux ministres Chrystia Freeland et Mélanie Joly, ce sont deux ministres qui vont avoir un gros poids dans la relance économique en automne qui arrive», a-t-il poursuivi.

«Le gouvernement Trudeau est vraiment en train de reprendre la propagande de l’industrie gazière comme quoi GNL est une solution d’avenir. On est en train de nous greenwasher en pleine face», a accusé Louis Couillard.

Des dévoilements du genre ont eu lieu samedi dans six villes du Canada: Toronto, Ottawa, Halifax, Winnipeg, Vancouver et ici, à Montréal. Chacune des cellules de Greenpeace a contesté des enjeux locaux.

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Une pique à l’UdeM

Le choix de l’Université de Montréal n’est pas un hasard. Des bénévoles anonymes et des étudiants ont voulu dénoncer des investissements de l’institution dans l’industrie énergétique.

«Dans les dernières années, il y a un document qui disait que l’université investissait beaucoup dans le pétrole, donc les énergies fossiles. Cet argent vient d’un endroit, donc des poches des étudiants, puis le problème c’est qu’on paie un peu pour GNL», a expliqué Louis Couillard, qui est aussi étudiant à l’Université de Montréal.

«On est censé représenter cette université-là, mais elle doit aussi nous représenter», a-t-il complété.

Le coordonnateur montréalais de Greenpeace se dit sensible à la cause de l’embourgeoisement à Parc-Extension et il pense que la construction du campus Mil, où a été installée la banderole, en est une cause.

«Il ne faut négliger aucun aspect de la justice sociale, alors l’embourgeoisement c’en est un des enjeux», a lâché Louis Couillard, qui parle de relance «juste et verte».

Une deuxième bannière indiquant «Pas de temps à perdre» a aussi été affichée samedi sur l’avenue du Mont-Royal, par la section montréalaise de Greenpeace.

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