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Itinérance: le plan hivernal se fait attendre à Montréal

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Alors que des centaines d'itinérants dorment encore dans un campement de fortune sur la rue Notre-Dame, l'opposition presse l'administration de la Ville de Montréal de présenter son plan hivernal en matière d'itinérance.

«Le plan hivernal s’en vient, a assuré lundi la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors du conseil municipal. On espère même qu'on va pouvoir le devancer.»

Le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez, avait questionné la mairesse afin de savoir à quel moment les pouvoirs extraordinaires reliés à l’état d’urgence seraient utilisés pour fournir un lit aux itinérants montréalais. «La Ville, à date, ne semble pas avoir de réel plan», a-t-il ajouté.

Quelques 300 itinérants s'organisent pour passer l'hiver au camping improvisé en bordure de la rue Notre-Dame, dans l'est de Montréal, le dimanche 18 octobre 2020.

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Quelques 300 itinérants s'organisent pour passer l'hiver au camping improvisé en bordure de la rue Notre-Dame, dans l'est de Montréal, le dimanche 18 octobre 2020.

Ce dernier a d’ailleurs rappelé que l’hiver était à nos portes et que la situation en matière d’itinérance avait empiré en raison de la pandémie.

«De la même façon qu’on a utilisé tous nos pouvoirs lors de la première vague, nous en ferons tout autant. Je vous rappelle qu’on avait réquisitionné entre autres des hôtels et tout est sur la table pour le moment», a indiqué la mairesse.

Pendant ce temps, le camping improvisé sur la rue Notre-Dame, dans le quartier Hochelaga, ne cesse de croître malgré la température moins clémente. Près de 300 personnes sont toujours sur place alors que le campement devait être démantelé à la fin du mois d’août.

Trois sites d'hébergement d'urgence sont offerts à la population itinérante pour pallier la fermeture des centres et des arénas, qui avaient été transformés en hébergements temporaires durant la pandémie. Un est ouvert à l'ancien hôpital Royal-Victoria, un deuxième dans l'ancien YMCA du quartier Hochelaga-Maisonneuve et un troisième pour les autochtones, au Complexe Guy-Favreau.

Selon la Ville, environ 400 lits seront également ajoutés dans le cadre du déploiement des mesures hivernales.

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