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«Le système de santé est à bout de souffle», dit Francois Legault

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Photo Stevens Leblanc

Les Québécois doivent continuer de limiter leurs contacts sociaux, car le système de santé est «à bout de souffle», a expliqué le premier ministre François Legault, qui veut s’entendre rapidement avec les infirmières surchargées.

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«On a bien vu les infirmières manifester lundi. Je comprends la fatigue et la frustration des infirmières. Je comprends qu’on a promis qu’il n’y aurait plus de temps supplémentaire obligatoire, mais on est dans une situation spéciale», a-t-il expliqué en point de presse, mardi.

Lundi, des infirmières et des inhalothérapeutes ont bloqué les ponts de Québec et Jacques-Cartier, à Montréal, pour faire connaître leur épuisement et dénoncer les heures supplémentaires interminables.

«Je suis prêt à faire des efforts financiers, entre autres, pour réduire cette surcharge de travail. Je suis ouvert à toutes les solutions pour réduire la surcharge de travail», a-t-il expliqué, ajoutant du même souffle qu’il ne pourrait y arriver qu’en accordant des hausses salariales qui ne dépassent pas l’inflation.

Capacité de payer

Aussi essentielles soient-elles, les infirmières doivent tenir compte «de la capacité de payer» des Québécois, a dit M. Legault, qui a souligné que la province aurait un déficit de 15 milliards cette année.

Quant à l’effort collectif, il devra se poursuivre. La bonne nouvelle, c’est que la situation s’est stabilisée depuis trois semaines, avec une moyenne d’environ 1000 cas par jour, a dit M. Legault.

Par ailleurs, près d’un million de Québécois se sont inscrits à l’application «Alerte COVID» en deux semaines, a indiqué le gouvernement. Sa stratégie de traçage est également remaniée: une équipe volante d’enquêteurs épaulera les régions en situation de multiples éclosions pour rapidement identifier les personnes malades et réduire le nombre d'infections.

En un mois, Québec a embauché 800 nouveaux enquêteurs.

Les entreprises sous la loupe

Pour réduire la transmission communautaire, il faudra faire un effort supplémentaire au boulot. En ce moment, près de la moitié des éclosions observées se situent dans des milieux de travail, note le directeur national de santé publique Horacio Arruda.

Québec pourrait recommencer des opérations de visite d’entreprises pour vérifier si les mesures de distanciation sociale sont toujours respectées.

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