7 mois à l’hôtel aux frais de la Ville de Montréal | 24 Heures MTL
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7 mois à l’hôtel aux frais de la Ville de Montréal

Ce bloc-appartements de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, dont un incendie a été déclaré dans le garage le 7 avril dernier, a endommagé sévèrement le système électrique, ce qui a forcé les 40 logements à être évacués pour une durée indéterminée. En date du 21 octobre, même si le système électrique a été réparé, les locataires n'ont encore pas retrouvé leur logement en raison que le bloc ne respecte pas la certification de l'alarme d'incendie.
Courtoisie: Yvon Dinel

Ce bloc-appartements de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, dont un incendie a été déclaré dans le garage le 7 avril dernier, a endommagé sévèrement le système électrique, ce qui a forcé les 40 logements à être évacués pour une durée indéterminée. En date du 21 octobre, même si le système électrique a été réparé, les locataires n'ont encore pas retrouvé leur logement en raison que le bloc ne respecte pas la certification de l'alarme d'incendie.

Les occupants de 19 logements vivent maintenant depuis le 7 d’avril dernier à l’hôtel parce que leur bloc-appartements est inhabitable à la suite d’un incendie; ce qui coûte des milliers de dollars à la Ville de Montréal en attendant le paiement du propriétaire.

Un incendie dans le garage d’un bloc-appartements de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, qui a endommagé le système électrique, a précipité les locataires de 40 logements à la rue. Ils sont hébergés par l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) depuis cette date.  

Les occupants de 19 logements sur 40 sont toujours hébergés à l’hôtel depuis le début avril au coût de 111 $ à 121 $ par jour, a confirmé la chargée de communication pour l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, Michèle Blais. Ce montant représente plusieurs milliers de dollars, si on fait le calcul.  

«Depuis le 1er juillet, ces frais devraient normalement être payés par le propriétaire. Il a reçu un avis du Service de l’habitation (contresigné par l’arrondissement) à cet effet le 6 juillet», a expliqué Mme Blais.  

Les autres occupants ont soit été relogés par l’OMHM dans des HLM s’ils étaient éligibles ou se sont pris un logement ailleurs. 

Courtoisie: Yvon Dinel. 24Heures

Yvon Dinel, organisateur communautaire pour le comité logement d’Ahuntsic-Cartierville (CLAC), aimerait que la Ville et l’arrondissement se dotent d’une réglementation plus sévère pour éviter une telle situation. 

«On n’a peur que le propriétaire profite du moment pour monter les loyers, qui sont plus bas que la moyenne, ou rénover les appartements pour les louer à bien meilleur prix», estime-t-il.   

7 mois dans une chambre d’hôtel

Dans une lettre destinée aux locataires, le propriétaire, Aldo Construction, leur a demandé de vider les pièces à la suite de l’incendie avant le 25 mai, en leur offrant une indemnité de départ, car l’appartement ne serait probablement pas habitable avant le 1er septembre, une option rejetée par plusieurs locataires. 

Après plusieurs mois sans réparation par le propriétaire et l’implication de l’arrondissement, qui a adopté une résolution pour octroyer un contrat de 100 000 $ et débuter les travaux, le propriétaire s’est résolu à réparer le système électrique au mois d’août.  

Le propriétaire a même écopé au 24 septembre de près de 5000 $ en constats d’infraction.  

Les locataires qui ont souhaité réintégrer leur appartement, après la réparation du système électrique, se sont cependant butés à des portes closes, alors que le Service incendie de Montréal (SIM) a jugé une certification du système alarme incendie que l’intégrité des murs coupe-feu soit remise en état, a écrit dans un courriel Mme Blais.  

Abdoul Rehman n’est plus capable de vivre dans cette situation avec sa femme et leurs deux enfants et ne veut pas vivre tout cela jusqu’à Noël. «Il y a seulement un micro-onde et un petit frigo. C’est insupportable», a-t-il lancé, exaspéré, n’ayant par ailleurs jamais parlé directement au propriétaire.  

Même son de cloche pour Amadou Johnson qui trouve de plus en plus intolérable de devoir retourner à l’hôtel chaque soir. «Mes biens personnels sont encore là-bas», a-t-il souligné.   

Rappelons que, selon le journal Métro, un incendie avait été déclaré dans l'après-midi du 12 juillet 2017 à la même adresse, causant des dégâts estimés à 10 000$.

Le propriétaire des appartements, Aldo Construction, n’a pas retourné nos appels.

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