«Classe Tendresse»: un EP plein d’amour pour Pierre Kwenders | 24 Heures MTL
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«Classe Tendresse»: un EP plein d’amour pour Pierre Kwenders

Les musiciens Pierre Kwenders et Clément Bazin proposent un tout nouvel EP intitulé «Classe Tendresse», disponible dès le 23 octobre.
PHOTO COURTOISIE/Fanny Viguier

Les musiciens Pierre Kwenders et Clément Bazin proposent un tout nouvel EP intitulé «Classe Tendresse», disponible dès le 23 octobre.

Les musiciens Pierre Kwenders et Clément Bazin proposent avec «Classe Tendresse» un nouvel EP riche de textures colorées, de rythmes bien dansants et de textes doucement traversés par l’amour.

La collaboration avait quelque chose d’indéniablement prometteur. Pierre Kwenders, qui proposait en 2017 un deuxième album largement salué par la critique pour ses rythmes soul et funk colorés, et Clément Bazin, établi sur la scène électro depuis maintenant quelques années, sont des artistes dont l’avenir semble bien ouvert, riche de perspectives. Le potentiel d’un projet commun devenait ainsi évident. 

«Ça s’est vraiment fait naturellement, explique d’emblée Pierre Kwenders, à propos de ce nouvel opus qui les réunit pour une première fois. Et le plus important, c’était l’amour de la musique. Je pense que tous les deux on a un amour de la musique qui est sincère et puis naturellement, on savait ce que chacun pouvait offrir en s’unissant.» 

«Je trouvais qu’on avait une belle entité, ajoute Clément Bazin. Dès le premier morceau qu’on a fait, j’ai été super “fan”, ça n’a pas pris longtemps.» 

Les musiciens Pierre Kwenders et Clément Bazin proposent un tout nouvel EP intitulé «Classe Tendresse», disponible dès le 23 octobre.

PHOTO COURTOISIE/Fanny Viguier

Les musiciens Pierre Kwenders et Clément Bazin proposent un tout nouvel EP intitulé «Classe Tendresse», disponible dès le 23 octobre.

Le coup d’envoi était donné. «Classe Tendresse» s’est construit à travers différents allers-retours entre Montréal et Paris, les lieux de résidence respectifs de Pierre Kwenders et Clément Bazin. La réalisation s’est échelonnée du printemps 2019 à l’hiver 2020, tout juste avant que la pandémie ne vienne tout bouleverser. «On est passés juste entre les gouttes», indique le producteur de musique électronique, avec un léger vertige dans la voix. 

Hors des grands styles

L’univers musical qui en ressort est aussi cohérent qu'original, les rythmes et les motifs mélodiques du musicien français se joignant élégamment aux textes et à la voix chaleureuse du chanteur montréalais d’origine congolaise. 

«Moi, je n’avais pas de concept prédéfini. Ce que j’aime bien dans la façon dont c’est venu, c’est que la couleur musicale s’est dessinée naturellement, sans qu’il y ait besoin de mettre de mots dessus. C’est plutôt des sons et des textures qui me parlent», raconte Clément Bazin, sur la façon dont il a composé ce nouvel EP. 

«Je cherche toujours l’entre-deux, je cherche toujours le contre-pied, la surprise. Je cherche à ne pas trop tomber dans de grandes cases musicales, de grands styles, mais ce n’est pas forcément un coup de main parce que c’est difficile à définir», poursuit-il. 

Le titre de l’opus évoque quant à lui l’univers lexical des quatre titres originaux du EP. «J’aime beaucoup parler de l’amour, explique sans ambages Pierre Kwenders. Je pense que le message le plus important, ce qui ressort dans les textes de toutes les chansons, c’est l’amour. Ce que l’amour peut nous faire vivre de différentes façons.» 

«C’est aussi en hommage à Koffi Olomidé, un grand chanteur de la rumba congolaise», ajoute le musicien. Le duo a ainsi emprunté le titre d’une de ses chansons que l’on peut retrouver sur son album intitulé «Noblesse oblige», paru en 1993. 

«C’est une très belle chanson d’amour», renchérit-il. 

«Je t’aime»

Pierre Kwenders chante à la fois en français et en lingala sur «Classe Tendresse», une façon pour l’artiste de s’ancrer dans ses racines, lui qui est né à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, avant de s’installer à Montréal. 

«Ça fait partie de mon identité, ça fait partie de qui je suis, explique le chanteur. Et ça a toujours été de cette manière-là que j’ai voulu m’exprimer musicalement.» 

«Il y a cette beauté dans le chant, en passant d’une langue à une autre, et même si on dit la même chose, on n’exprime pas nécessairement la même sensation ou le même sentiment, poursuit-il. J’aime ça m’amuser avec ça parce que je peux dire “Je t’aime” dans une chanson en français, mais en lingala je vais dire “Nalingi yo”. Il y a une autre portée à cette même phrase-là, qui veut dire exactement la même chose, mais on le vit d’une autre façon. Ça fait rêver d’une autre manière.» 

Le EP «Classe Tendresse» sera disponible dès vendredi.

Des projets solos en parallèle 

Si ces deux artistes ont pu, l’instant d’un EP, rassembler leurs univers dans un emboîtement heureux, ils poursuivent néanmoins une carrière solo, riche de projets, mais inévitablement ralentie quelque peu par cette pandémie qui bouscule tous les plans d’avenir. 

«Pour l’instant, on est sur la sortie de “Classe Tendresse”, et ensuite j’ai un album sur lequel je suis en train de travailler, que j’aimerais sortir à l’automne prochain, entre septembre et octobre 2021, indique Clément Bazin. Et j’ai un projet avec une chanteuse parisienne sur lequel je suis en train de bosser aussi actuellement, que j’aimerais bien sortir avant, peut-être au printemps.» 

Les projets de composition réussissent donc à se maintenir à flot, mais ce sont les spectacles qui demeurent toujours en suspens, comme de grands points d’interrogation. «J’ai plus envie d’attendre que les salles rouvrent vraiment pour faire des concerts, poursuit le musicien français. Je trouve qu’un concert, ça se fait debout, tous collés les uns aux autres. Je me dis que tant qu’on ne peut pas le faire, moi je préfère attendre.» 

Les réflexions sont similaires pour Pierre Kwenders. «Moi aussi, c’est à peu près pareil. J’ai un album en chantier qui devrait sortir quelque part à l’automne 2021», ajoute le chanteur. 

«C’est difficile ces temps-ci, mais je ne pense pas qu’il va se passer quoi que ce soit d’ici le printemps 2021 de toute façon, poursuit-il en réfléchissant tout haut. Et moi, je vais prendre ce temps-là pour vraiment finir ce que j’ai à finir et arriver à l’été 2021, parce qu’on espère tous que les choses reprennent quand même assez normalement d’ici là. Si c’est le cas, on pourra se retrouver, se prendre dans les bras, et puis danser ensemble comme il faut.»

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