Griffintown : Un commerçant découragé par la gestion les travaux | 24 Heures MTL
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Griffintown : Un commerçant découragé par la gestion les travaux

Image principale de l'article Un commerçant découragé par la gestion les travaux
MAXIME AUGER/24 HEURES/AGENCE QMI

Des travaux qui s’étirent dans le temps exaspèrent un commerçant de Griffintown, dans le sud-ouest de l'île de Montréal, qui a vu l'achalandage de son commerce fondre en quelques mois.

Situé au coin de la rue William et Des Seigneurs, Le Trou se retrouve coincé entre des grillages depuis le début du mois de mai. Selon les plans initiaux de la Ville, le tout devait être complété pour septembre.

Mais voilà qu’en milieu septembre, le chantier voisin de la fabrique de bagels est tombé à l’arrêt. «Ils ont disparu, tout simplement. Ils ont laissé tous les déchets de construction devant le commerce», a déploré le propriétaire Damien Cussac.

Des travaux qui s’étirent dans le temps exaspèrent un commerçant de Griffintown, à Montréal. Sur la photo: Des déchets et matériaux de construction ont été laissés à l’abandon pendant plus d’un mois en face du Trou - Fabrique de Bagels à automne 2020
PHOTO MAXIME AUGER/24 HEURES/AGENCE QMI

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Des travaux qui s’étirent dans le temps exaspèrent un commerçant de Griffintown, à Montréal. Sur la photo: Des déchets et matériaux de construction ont été laissés à l’abandon pendant plus d’un mois en face du Trou - Fabrique de Bagels à automne 2020 PHOTO MAXIME AUGER/24 HEURES/AGENCE QMI

Du côté de la Ville de Montréal, on explique que le chantier a été retardé à la demande des citoyens pour «réduire l’intensité des travaux et pour favoriser la mobilité dans le secteur» et que les «déchets» ne sont que des matériaux de construction entreposés sur le chantier.

Sur place, le «24 Heures» a pu constater la reprise du chantier le 20 octobre, date où les débris ont finalement été ramassés.

Transformé en stationnement

Loin de se plaindre du nombre de chantiers, M. Cussac déplore plutôt la mauvaise gestion de ceux-ci. «Plusieurs fois, on a fermé complètement l’accès à mon commerce et ils m’oubliaient. Ils s’installaient souvent le vendredi soir pour le lundi matin et moi, je passais ma fin de semaine avec un grillage devant ma porte.»

Des travaux qui s’étirent dans le temps exaspèrent un commerçant de Griffintown, à Montréal. Sur la photo: Des déchets et matériaux de construction ont été laissés à l’abandon pendant plus d’un mois en face du Trou - Fabrique de Bagels à automne 2020
PHOTO COURTOISIE DAMIEN CUSSAC

COURTOISIE DAMIEN CUSSAC

Des travaux qui s’étirent dans le temps exaspèrent un commerçant de Griffintown, à Montréal. Sur la photo: Des déchets et matériaux de construction ont été laissés à l’abandon pendant plus d’un mois en face du Trou - Fabrique de Bagels à automne 2020 PHOTO COURTOISIE DAMIEN CUSSAC

Au courant de l’été, le propriétaire du Trou a constaté régulièrement qu’il n’y avait pas de construction près de son commerce. Mais l’accès au secteur était tout de même barré à la circulation.

«Pendant longtemps, mon coin de rue à moi n’a eu aucuns travaux, mais ils ont quand même fermé au complet pour en faire un stationnement», a expliqué M. Cussac, qui a eu plusieurs communications avec la Ville et l’entrepreneur en construction pour tenter de trouver une solution.

Pertes énormes

Bien que Le Trou ait survécu au premier mois de la pandémie de la COVID-19, le chantier au coin de la rue fait très mal. «J’ai des courriels de gens qui me disent de les rappeler quand ils pourront avoir accès au stationnement, puisque mon local n’est pas accessible», a mentionné M. Cussac.

Des travaux qui s’étirent dans le temps exaspèrent un commerçant de Griffintown, à Montréal. Sur la photo: Des déchets et matériaux de construction ont été laissés à l’abandon pendant plus d’un mois en face du Trou - Fabrique de Bagels à automne 2020
PHOTO MAXIME AUGER/24 HEURES/AGENCE QMI

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Des travaux qui s’étirent dans le temps exaspèrent un commerçant de Griffintown, à Montréal. Sur la photo: Des déchets et matériaux de construction ont été laissés à l’abandon pendant plus d’un mois en face du Trou - Fabrique de Bagels à automne 2020 PHOTO MAXIME AUGER/24 HEURES/AGENCE QMI

Depuis le début des travaux, le commerçant de 35 ans a vu son achalandage fondre, alors qu’il accueillait plus de 150 clients par jour. Aujourd’hui, il s’estime chanceux si 30 personnes viennent à son comptoir.

Pour réduire les contrecoups d’une perte de revenu évalué à près de 65 %, Damien Cussac a dû remercier un employé le temps que la situation se replace.

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