Une manifestation pour «définancer» la police malgré la zone rouge | 24 Heures MTL
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Une manifestation pour «définancer» la police malgré la zone rouge

Près de 400 manifestants ont scandé, samedi après-midi au parc Sir-Wilfrid-Laurier, les noms de victimes de violence policière qui ont laissé leur vie lors de la dernière année. Il s’agit de la 11e manifestation organisée par la Coalition pour le définancement de la police. 

«Les personnes sont tuées par la police sans conséquences», a lâché Idil Issa, membre du Conseil interculturel de Montréal.

CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

Le mouvement «defund the police» a pris de l’apleur après la mort de Georges Floyd, un Afro-Américain tué par Derek Chauvin, un policier blanc de Minneapolis, aux États-Unis.

La vidéo relayant de la mort de Georges Floyd a soulevé une vague de protestations qui ont mis sous les projecteurs le mouvement Black Lives Matter, dont les manifestants dénoncent notamment les violences policières commisses à l’endroit des Noirs.

«Ce n’est pas juste un problème aux États-Unis, ce l’est au Canada, à Montréal aussi», a souligné Kouami Djossou, rencontré à la manifestation par 24 Heures.

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«Quand je rencontre des policiers, je sens le besoin de bien me comporter pour éviter d’attirer l’attention», a-t-il poursuivi.

Manifester malgré la zone rouge

Liza Makarova se tenait aux côtés de Kouami Djossou, qui ont tenu à manifester malgré les restrictions sanitaires mises en place à Montréal.

«Les manifestations ne causent pas plus de cas, a affirmé Mme Makarova. C’est l’équivalent d’aller à l’école ou de se rendre à son lieu de travail. Malgré la pandémie, je crois que c’est important de montrer que je suis contre un système qui ne convient pas à tous.»

«Même si on est dans un contexte particulier, on va se lever contre les injustices et demander un monde meilleur», a-t-elle ajouté.

«On l’a vu quand il y a eu les manifestations pour Georges Floyd, les cas n’ont pas augmenté. Ce qui fait vraiment augmenter les cas, c’est les rassemblements privés sans les masques. On est dans un rassemblement extérieur, on est tous au courant des mesures, on a du désinfectant à main avec nous, on se tient à deux mètres. Oui il y a un risque, et le risque il n’est pas énorme non plus», a expliqué Jérémie Ekkar-Lambert, un manifestant.

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«On porte notre masque, on est santé et on ne peut pas attendre que la pandémie finisse pour régler les problèmes. On ne peut pas attendre après Legault, il faut qu’on se prenne en main», a déclaré Sandra Cordero, une participante à l’événement.

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«La CAQ a beaucoup de difficulté à nommer le racisme systémique, et s’il ne reconnait pas, le problème il ne sera pas capable de résoudre», s’est désolé Idil Issa.

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