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Un espace de «coworking» fermé de force

La gérante de L’Anticafé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, Élizabeth Miller, ne comprend toujours pas les raisons de la fermeture forcée de son espace de «coworking» survenue le 22 octobre à 16h. Des tables espacées et un nombre maximum de client étaient quelques-unes des mesures qu’appliquaient les responsables de L’Anticafé.
Camille Lalancette 24h/Agence QMI

La gérante de L’Anticafé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, Élizabeth Miller, ne comprend toujours pas les raisons de la fermeture forcée de son espace de «coworking» survenue le 22 octobre à 16h. Des tables espacées et un nombre maximum de client étaient quelques-unes des mesures qu’appliquaient les responsables de L’Anticafé.

La gérante d’un espace de travail partagé au centre-ville de Montréal est encore sonnée de s’être fait ordonner de fermer boutique par des policiers, malgré le fait que ces types d’entreprises ont le droit d’opérer même en zone rouge. 

• À lire aussi: Café à volonté et chaleur humaine même en zone rouge

À 16h, jeudi dernier, deux policiers en civil seraient entrés à L’Anticafé, un espace de «coworking» situé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, selon la gérante de l’endroit, Élizabeth Miller. Ils lui auraient montré leur badge avant de lui demander de vider la place.  

«[Le policer] nous a donné 10 minutes pour fermer sinon il [a dit qu’il] allait appeler la cavalerie, puis qu’ils nous fermeront par la force», explique-t-elle. Les espaces de travail partagé, où on paie un tarif à l’heure, à la journée ou encore à la semaine pour s’installer et travailler, ont le droit de rester ouverts en zone rouge à condition de respecter un taux d’occupation maximal de 25% et que tous les clients soient distanciés de deux mètres, comme c’est le cas dans les tours à bureaux.  

La gérante de L’Anticafé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, Élizabeth Miller, ne comprend toujours pas les raisons de la fermeture forcée de son espace de «coworking» survenue le 22 octobre à 16h.

Camille Lalancette / 24 Heures / Agence QMI

La gérante de L’Anticafé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, Élizabeth Miller, ne comprend toujours pas les raisons de la fermeture forcée de son espace de «coworking» survenue le 22 octobre à 16h.

Dans les règles de la Santé publique et de la CNESST, rien n'empêche ces établissements de disposer d’une machine à café commune ou de collations, comme c'est le cas à L'Anticafé. 

«Je voulais leur expliquer [aux policiers] que nous ne sommes pas un restaurant, ni même un café, nous sommes un espace de coworking et ont était en activité légalement, les lois du gouvernement nous permettent de fonctionner», soutient Mme Miller. 

Selon elle, les policiers auraient refusé d’entendre ses explications comme quoi il s’agissait d’un espace de travail, et ont dit qu’il s’agissait d’un restaurant puisqu’il y avait de la nourriture sur place.    

Aperçu des collations servies aux travailleurs de l’Anticafé. La gérante de L’Anticafé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, Élizabeth Miller, ne comprend toujours pas les raisons de la fermeture forcée de son espace de «coworking» survenue le 22 octobre à 16h.

Camille Lalancette 24h/Agence QMI

Aperçu des collations servies aux travailleurs de l’Anticafé. La gérante de L’Anticafé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, Élizabeth Miller, ne comprend toujours pas les raisons de la fermeture forcée de son espace de «coworking» survenue le 22 octobre à 16h.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé au 24 Heures que deux agents se sont présentés à L’Anticafé sur la rue Sainte-Catherine et qu’ils ont constaté «des manquements des règles en vigueur de la Santé publique et qu’ils ont demandé la fermeture de l’établissement». Le porte-parole Raphaël Bergeron n'a toutefois pas pu nous indiquer de quels manquements il s’agissait.   

Les propriétaires de L'Anticafé sont actuellement en discussions avec un avocat pour connaître les recours qui s'offrent à eux. 

D’autres espaces de travail semblables sont toujours ouverts à Montréal même s’ils offrent du café aux travailleurs, par exemple L’Anticafé sur la rue Ontario, le Club Insider Plateau sur Saint-Denis, Montréal Cowork sur le Plateau-Mont-Royal ou encore le Bureau du Quartier dans Hochelaga.  

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