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Faire de son passe-temps un métier

Juliana Pinzon est l’artisane derrière les créations Hop là! Gogosse dont elle travaille à temps plein depuis 2018. Sur la photo, elle est dans son atelier de Montréal à la maison.
PHOTO COURTOISIE/Juliana Pinzon/Hop là Gogosses

Juliana Pinzon est l’artisane derrière les créations Hop là! Gogosse dont elle travaille à temps plein depuis 2018. Sur la photo, elle est dans son atelier de Montréal à la maison.

Transformer un passe-temps artisanal en métier à temps plein n’est pas chose facile, mais plusieurs personnes y arrivent quand même en 2020 grâce aux plateformes de vente en ligne, aux médias sociaux et aux salons d’artisans – lorsque la COVID n’en empêche pas la tenue.

Juliana Pinzon se consacre aujourd’hui à temps plein à sa boutique virtuelle Hop là! – Gogosses, dans laquelle elle vend des accessoires comme des trousses, des portefeuilles, des peluches et, depuis peu, des masques réutilisables.

Tout a commencé avec une peluche lourde en forme de hibou qu’elle s’était confectionnée en 2014, histoire de remplacer le dictionnaire Larousse qui tenait sa porte ouverte. «Je l’ai partagée sur les réseaux sociaux, et les gens la trouvaient vraiment mignonne et m’ont demandé si j’en vendais», a-t-elle raconté.

Mme Pinzon a commencé à produire des objets pour la vente, et son projet est devenu de plus en plus sérieux. Elle a ensuite obtenu le statut d’artisan professionnel du Conseil des métiers d’art du Québec, en s’assurant d’avoir un éventail complet de produits, des coutures propres et des étiquettes conformes aux normes.

À partir de ce moment, elle s’est mise à obtenir des contrats, mais son inscription sur la plateforme de vente en ligne Etsy en juin dernier l’a impressionnée. Elle a fait 13 000 $ de ventes sur la plateforme en environ quatre mois.

«C’est fou, c’est fou! La boutique en ligne a été une révélation pour moi», a lancé l’artisane d’origine colombienne, qui était habituée à vendre ses produits dans des boutiques qui prélevaient des commissions de 50 à 60 %.

En personne

Si la COVID-19 est bonne pour les ventes en ligne, elle a forcé l’annulation de plusieurs salons d’artisans cette année, au grand dam de plusieurs d’entre eux, qui dépendent beaucoup de ces vitrines pour faire découvrir leurs produits à de nouveaux clients.

Mary-Jo Dorval confectionne des vêtements pour enfants évolutifs. Elle se consacre à son entreprise «Trucs pour enfants» à temps plein depuis quatre ans.

PHOTO COURTOISIE/Mary-Jo Dorval

Mary-Jo Dorval confectionne des vêtements pour enfants évolutifs. Elle se consacre à son entreprise «Trucs pour enfants» à temps plein depuis quatre ans.

Mary-Jo Dorval, une couturière qui fait des vêtements évolutifs conçus pour «grandir» en même temps que les enfants, en sait quelque chose. «J’avais commencé sur le web, je vendais des produits sur Etsy, et peut-être deux mois après avoir lancé ma boutique en ligne, j’ai participé à un marché qui était dédié au domaine de l’enfance», a raconté la propriétaire de Trucs pour enfants/Kid’s Stuff.

«C’était la première fois que je montrais mes produits directement à mes clientes. Alors j’avais des réponses de la clientèle directement devant moi. Et ç’a été un franc succès. Et c’est à partir de là que je me suis dit: ok, j’ai une vraie entreprise», s’est souvenu la Lavalloise qui se dévoue entièrement depuis quatre ans à la vente de ses produits.

Mme Dorval participe habituellement à une dizaine de salons par année, ce qui fait partie de sa stratégie de développement.

«[À la fin septembre], j’ai reçu un courriel d’une boutique de vêtement pour enfant qui m’a contacté pour avoir la ligne, a-t-elle indiqué. J’ai demandé de quelle façon ils avaient entendu parler de moi, et ils m’ont nommé un salon que j’ai fait il deux ans, à Toronto. Je l’avais oublié ce salon-là!»

Pour le plaisir

Avant de lancer sa ligne de papeterie Lili Graffiti, la graphiste Marie Plano travaillait en agence de communication et publiait de temps en temps des créations personnelles sur son blogue, sans en faire le commerce, avant que sa famille l’incite à se lancer en affaires.

«Je dessine des choses qui moi me plaisent, des choses que j’ai envie de voir. L’idée, c’est vraiment de faire sourire les gens et d’apporter de la gaieté. Ce n’est pas sérieux», a-t-elle expliqué en ricanant.

Marie Plano est la fondatrice de Lili Graffiti, une entreprise de papeterie aux illustrations naïves qui font fureur au Canada et aux États-Unis dans plus de 150 points de ventes.

PHOTO COURTOISIE/Marie Plano/Lili Graffiti

Marie Plano est la fondatrice de Lili Graffiti, une entreprise de papeterie aux illustrations naïves qui font fureur au Canada et aux États-Unis dans plus de 150 points de ventes.

N’empêche, ses produits ont eu tellement de succès qu’elle a pu prendre sa «retraite» du domaine des communications pour s’y consacrer à temps plein. Ils sont disponibles dans quelque 150 points de vente au Canada et aux États-Unis.

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