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Un espace de cotravail fermé une deuxième fois de suite

La gérante de l'Anticafé, un espace de «coworking» situé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, à Montréal, est déçu de s'être fait ordonner de fermer ses portes en raison de la pandémie.
PHOTO CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI
CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

La gérante de l'Anticafé, un espace de «coworking» situé sur la rue Sainte-Catherine près de la Place des Arts, à Montréal, est déçu de s'être fait ordonner de fermer ses portes en raison de la pandémie. PHOTO CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

La gérante d’un espace de cotravail à Montréal s’est vue dans l’obligation de fermer l’endroit une deuxième fois en moins d'une semaine après avoir reçu une visite de la police. Elle craint que cet événement soit en lien avec des dénonciateurs. 

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Mercredi soir, des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) se seraient présentés à L’Anticafé de la rue Sainte-Catherine, près de la Place des Arts, avec comme intention de fermer la place, malgré le fait que les espaces de travail ont le droit de rester ouverts en zone rouge. 

«Ils ont demandé à chaque client de s’identifier sans en avoir le droit. On était environ 25 personnes», a spécifié Elizabeth Miller, gérante de l’établissement, alors que la capacité maximale de son espace est de 50 places en temps de pandémie.  

Un scénario semblable s'était produit le jeudi précédent, mais L'Anticafé avait décidé de rouvrir mercredi après avoir consulté une avocate. 

Selon Mme Miller, les policiers ont donné comme explication que l’établissement ne pouvait pas accueillir de clients puisqu'il détient un permis d'occupation pour un restaurant ou un café, deux types d'établissements qui ne peuvent pas être ouverts en ce moment.  

Mme Miller dit avoir voulu montrer aux agents son permis d’occupation comme espace de travail partagé, mais que les policiers n'ont pas voulu le voir. 

«Ils (les policiers) nous ont dit que le nom de notre entreprise était L'Anticafé, on était donc pour autant un café», a-t-elle indiqué. 

Le SPVM confirme que les policiers ont rédigé un rapport d'infraction demandant à ce que l'établissement soit fermé, «conformément aux mesures sanitaires en vigueur». Ils se seraient rendus sur place après avoir reçu au 9-1-1 un appel signalant la présence de clients dans un café.

Dénonciateurs

Mme Miller pense que l’établissement est victime de dénonciateurs. 

«On a eu des conflits avec certaines personnes qui pourraient nous avoir dénoncés», a-t-elle indiqué, en parlant d'entreprises concurrentes. 

Elle assure cependant que l’établissement respecte totalement les mesures sanitaires, en n’offrant d’ailleurs aucune nourriture, mais seulement du café, tout en nettoyant régulièrement les surfaces.  

Rappelons que les espaces de travail partagé, où on paie un tarif à l’heure, à la journée ou encore à la semaine pour s’installer et travailler, ont le droit de rester ouverts en zone rouge à condition de respecter un taux d’occupation maximal de 25 % et que tous les clients soient distanciés de deux mètres, comme c’est le cas dans les tours à bureaux. 

L'avocate des propriétaires de l'endroit, Me Christina Muccari, a mentionné que si la police ne fournissait pas d'ordonnance justifiant la fermeture de l'établissement, ses clients considéraient ouvrir leurs portes à nouveau.

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