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L’ABC du permis de travail

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Règle générale, l’obtention d’un permis de travail est obligatoire pour exercer un métier ou une profession au Québec et au Canada. Voici comment s’y retrouver.

Il existe essentiellement deux types de permis de travail : un premier lié à un employeur et un deuxième, que l’on nomme ouvert, permettant de travailler pour n’importe quel employeur.

Permis lié à un employeur (ou fermé)

Lorsqu’on souhaite venir travailler au Canada, il faut d’abord avoir en main une offre d’emploi provenant d’un employeur d’ici – une lettre d’embauche ou un contrat en faisant foi. L’employeur devra ensuite obtenir du gouvernement une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT).

« Le but de cette étude est de démontrer que l’embauche d’une personne de l’extérieur du pays aura un effet neutre sur le marché du travail canadien », explique Me Virginie Savage-Duguay, avocate chez Brunel, un cabinet spécialisé en immigration. Au Québec, parce que la province a juridiction sur son immigration, un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) est aussi requis, en plus de l’EIMT.

Des informations comme le lieu, la durée de l’emploi et l’employeur figurent également sur le permis.

Permis ouvert

Un tel permis peut être requis notamment dans le cas des étudiants étrangers, des personnes qui ont fait une demande de résidence permanente ou des réfugiés. Selon le pays d’origine, le bureau des visas pourrait avoir certaines exigences supplémentaires. Habituellement, lorsqu’un visa n’est pas nécessaire pour venir au Canada, on peut faire une demande de permis de travail à la frontière.

Cela dit, la pandémie brouille les cartes et oblige le gouvernement à n’autoriser que les formulaires en ligne. Aussi, en raison de la pénurie d’emploi dans certains domaines, des permis peuvent être délivrés sans EIMT ni CAQ.

Et le travail illégal ?

Occuper un emploi illégalement a des conséquences graves prévient Me Virginie Savage-Duguay. « On parle de déportation, d’interdiction de séjour sur le territoire pendant cinq ans, des complications lors de demande de résidence permanente ou de régularisation de statut. »

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