L’effervescence artistique à Montréal célébrée | 24 heures
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L’effervescence artistique à Montréal célébrée

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COURTOISIE KEVIN CALIXTE

Le 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, prévu initialement en mars dernier, sera finalement présenté en ligne ce jeudi. L’événement récompensera une organisation artistique s’étant particulièrement démarquée dans la métropole en 2019, à une époque où la pandémie n’avait pas encore tout bousculé. Portrait de trois des neuf finalistes qui témoignent aujourd’hui, tels de grands phares, de ce qui pourra advenir une fois la culture remise sur pied. 

1- Toxique Trottoir

La Compagnie de théâtre de rue Toxique Trottoir s’est fait voir dans de nombreux quartiers de Montréal et a réussi à rassembler 4500 citoyens grâce aux productions «Ça baigne dans l’Est», «La Brigade des embellisseurs poétiques» et le spectacle «Aquaphonie».

«Pour nous l’idée, c’est vraiment de pouvoir offrir du théâtre à tous, d’apporter la culture pour tous, parce qu’on se rend bien compte que lorsqu’on œuvre en espace public, on touche à un public qui ne se déplace pas en salle, a d’abord expliqué Muriel de Zangroniz, codirectrice artistique et cofondatrice de la compagnie. On porte deux volets qui se rejoignent : un volet de création de spectacles et aussi un volet de participation citoyenne.»

COURTOISIE MARIE-NOÂL PILON

«Et en plus de ça, on est vraiment dans un échange citoyen, a-t-elle poursuivi. Par exemple, dans le théâtre de rue, il y a vraiment un volet où les gens sont pris à partie, où il y a vraiment une dimension ludique avec le public qui s’installe. Et forcément, ça crée une connivence entre le public lui-même. C’est pour ça qu’on trouve qu’on œuvre aussi au vivre ensemble, et que ça fait en sorte que nos sociétés se développent d’une façon peut-être plus harmonieuse.»

2- MUTEK

Le festival MUTEK, dédié aux musiques électroniques et à la créativité numérique, a été salué pour la richesse et la diversité de sa programmation lors de l’édition 2019, qui marquait son vingtième anniversaire.

COURTOISIE BRUNO DESTOMBES

«On présente des créations originales qui sont performées en direct, dans un spectre assez large qui va de la musique électronique, donc des artistes qui performent en direct, qui créent et présentent leur propre musique en direct, à des spectacles plus audiovisuels qui vont intégrer différentes technologies numériques», a détaillé Alain Mongeau, directeur général et artistique du festival.

«On est presque uniques en Amérique du Nord, c’est pour ça qu’on a près de 50 % de notre public qui vient de l’extérieur de Montréal quand le festival se tient», a-t-il poursuivi.

3- MAI (Montréal, arts interculturels)

Le MAI a représenté au courant de sa saison 2019 un véritable carrefour culturel où de multiples disciplines étaient mises à l’honneur. Le MAI a présenté notamment de l’art visuel, du théâtre francophone et anglophone, de la danse et de la musique.

«Un diffuseur, un centre de développement et un lieu pour l’échange culturel entre artistes et citoyens», a répondu Michael Toppings, directeur exécutif et artistique du MAI, lorsqu'interrogé sur la façon dont il définirait son organisme.

La série «Black.Art.Empowerment» consacrée aux arts des communautés afro-descendantes ainsi que la conférence «Et si on réimaginait le monde ?», portant sur les pratiques des artistes sourds et handicapés, sont deux des événements présentés l’année dernière.

«On veut que notre galerie et notre théâtre soient vraiment une réflexion de la société dans laquelle on habite», poursuit Michael Toppings.


Les autres finalistes sont Alchimies, Créations et Cultures, le Centre Segal des arts de la scène, Communication-Jeunesse, la Compagnie de danse Ebnflōh, le duo formé par La Chapelle Scènes Contemporaines et la TOHU, cité des arts du cirque et MOMENTA (Biennale de l’image).

Le 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal sera présenté en direct jeudi à partir de 12h. Les finalistes recevront chacun 5000 $ et le grand lauréat repartira avec une bourse de 30 000 $ et une œuvre d’art. L’événement est gratuit et accessible à tous. Il est possible de s’y inscrire via la page Facebook ou le site web du Conseil des arts de Montréal.

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