Musique: l’électro ténébreux de Das Mörtal | 24 Heures MTL
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Musique: l’électro ténébreux de Das Mörtal

Le producteur électro Das Mörtal dévoilait le 30 octobre 2020 son nouvel album intitulé «Miami Beach Withes».
PHOTO COURTOISIE / Adrian Villagomez

Le producteur électro Das Mörtal dévoilait le 30 octobre 2020 son nouvel album intitulé «Miami Beach Withes».

Le producteur électro montréalais Das Mörtal faisait paraître le 30 octobre un nouvel album intitulé «Miami Beach Withes» aux textures sombres et aux rythmes technos soutenus, d’un bout à l’autre inspiré d'histoires de sorcellerie.

L’artiste est largement méconnu du grand public, mais certains titres de ses premiers EP récoltent pourtant aujourd’hui des millions d’écoutes sur Spotify. Le producteur électro montréalais d’origine chilienne a également fait partie de nombreuses tournées en Europe et en Russie, notamment aux côtés de l’artiste français Perturbator, et ce, encore une fois, dans un silence métropolitain plutôt généralisé.

«Ça a surtout rapport avec le genre musical dans lequel je me situe, a dit Cristobal Cortes, alias Das Mörtal. C’est un style qui, comme n’importe lequel, a plus de popularité dans certains endroits, et malheureusement Montréal n’est pas un des endroits où c’est plus populaire. Mais on ne sait jamais, peut-être que ça va changer.»

*NO RESALE / AUCUNE REVENTE* Le producteur électro Das Mörtal dévoilait le 30 octobre 2020 son nouvel album intitulé «Miami Beach Withes».

PHOTO COURTOISIE

*NO RESALE / AUCUNE REVENTE* Le producteur électro Das Mörtal dévoilait le 30 octobre 2020 son nouvel album intitulé «Miami Beach Withes».

Son nouvel opus, intitulé «Miami Beach Withes» et sorti le 30 octobre dernier chez Lisbon Lux Records, s’inscrit dans un style très électro, riche de synthétiseurs et aux arrangements très mélodiques. D'un titre à l’autre, on y sent une noirceur s’installer durablement, petit à petit, comme si les sonorités et les textures s’assombrissaient.

«Généralement, quand je fais des albums ou des EP, j’essaie toujours d’avoir une sorte de concept, a expliqué le producteur électro. Ce que je n’aime pas, ce sont des albums où on sent que c’est une compilation de “singles”, où il n’y a pas vraiment de ligne directrice.»

Sorcières

«Donc, quand je fais des albums, je suis peut-être vieille école, mais j’essaie que ça se tienne tout ensemble, a-t-il poursuivi. Je me fais des idées de films imaginaires dans ma tête, et les albums ou les EP, c’est un peu comme la trame sonore de ces histoires-là.»

Pour son deuxième album complet en carrière, c’est d’une histoire de sorcières dont il s’est inspiré, et plus particulièrement du film «The Craft» réalisé dans les années 1990, où l'on suit quatre adolescentes qui, faute de réussir à s’intégrer à leur nouvelle école, se tournent vers l’ésotérisme et la sorcellerie.

«Je m’étais fait une histoire un peu similaire dans ma tête, une histoire d’une jeune adolescente qui ne se sent pas incluse avec le reste des personnes de son âge, a expliqué l’artiste. Et donc, elle rentre un peu dans la sorcellerie et c’est comme ça qu’elle découvre qui elle est. C’est un peu ça la trame narrative de l’album. Et c’est assez linéaire, au sens où si on regarde le nom des pièces, dans l’ordre où elles apparaissent, ça raconte l’histoire du début à la fin.»

Le producteur électro Das Mörtal dévoilait le 30 octobre 2020 son nouvel album intitulé «Miami Beach Withes».

PHOTO COURTOISIE / Adrian Villagomez

Le producteur électro Das Mörtal dévoilait le 30 octobre 2020 son nouvel album intitulé «Miami Beach Withes».

Son spectacle de lancement, prévu initialement le 5 novembre dernier, a finalement été reporté au 11 février en raison des contraintes sanitaires et aura lieu à la SAT de Montréal. Cela dit, si le compositeur assure que l’événement aura bel et bien lieu, sa forme reste encore à déterminer, la pandémie faisant toujours planer un climat d’incertitude sur les productions culturelles.

«C’est un peu difficile de le dire maintenant, parce qu’à l’origine, dans la scénographie et aussi pour les personnes qui allaient être sur place, l’idée de la COVID, comme quoi c’est quelque chose avec lequel on doit “dealer”, avait été intégrée au spectacle, ça faisait partie de l’expérience du "show", a indiqué Das Mörtal. Mais en février, on ne connaît pas vraiment les restrictions qu’il y aura. On ne sait toujours pas en quoi ça va devoir muter.»

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