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Voici la première entreprise d'entretien ménager zéro déchet

L’entrepreneur Charles-Antoine Dumas-Lamarche a fondé Propp à l’âge de 28 ans
Francis Pilon

L’entrepreneur Charles-Antoine Dumas-Lamarche a fondé Propp à l’âge de 28 ans

Le mode de vie zéro déchet et la pandémie font-ils bon ménage? Certainement, selon un jeune montréalais qui a lancé l’an dernier la première entreprise d’entretien ménager zéro déchet au Québec.

Charles-Antoine Dumas-Lamarche est loin d’avoir les deux pieds sur le pouf ces temps-ci. La demande est forte pour ses services, au point de refuser les nouveaux clients. Un luxe rarissime pour les commerçants durant la crise sanitaire. 

L’entrepreneur a fondé Propp à l’âge de 28 ans. Après des études en communication et un emploi dans le même domaine, il a tout plaqué pour un travail manuel. 

«Je n’étais plus capable de rester toute la journée devant un ordinateur. Ce n’était pas fait pour moi», se souvient-il avec ironie.

Francis Pilon

 

Depuis 2019, il astique les demeures sans produire de déchet à l’aide de produits qui ne sont pas toxiques pour la santé. 

Charles-Antoine a lancé son entreprise après une visite au Festival Zéro Déchet de Montréal en 2018. Il est le premier à offrir ce service résidentiel et commercial dans la province. 

Même sa carte d’entreprise respecte sa nétiquette. Il suffit de la planter dans la terre pour faire pousser du basilic en quelques semaines. 

«Non, ce n’est pas une blague, ça pousse pour vrai», assure l’entrepreneur. 

À fond de train  

Avec seulement trois employés et 38 contrats, personne chez Propp n’a le temps de se tourner les pouces. 

« En ce moment, on n’accepte pas de nouveaux clients. C’est ce que je dis aux gens qui m'appellent et la demande continue de rentrer», affirme Charles-Antoine Dumas-Lamarche.

Cette contrainte s’explique entre autres par la pénurie de main-d’œuvre et la difficulté de recruter durant la pandémie. Des tentatives d’embauche se sont révélées infructueuses au cours des derniers mois. 

Francis Pilon

Malgré la situation et même si l’entreprise ne le rend pas plus riche que Crésus, le tout est très rentable. Le propriétaire considère ses profits encore plus grands que ceux d’une compagnie d’entretien ménager régulière. 

«Au début, quand on lance l’entreprise, le coût est peut-être plus important. Sauf que mes produits vont durer vraiment plus dans le temps. Par exemple, notre papier essuie-tout n’est pas à usage unique. On a des essuie-tout lavables qu’on peut réutiliser 300 fois», explique l’entrepreneur. 

Propp achète aussi que des produits en vrac et non à l’unité, ce qui lui permet d’avoir plus d’argent dans les poches. 

Pour l’instant, ses services d’entretien ménager zéro déchet sont offerts uniquement sur l’île de Montréal, mais armez-vous de patience. Charles-Antoine Dumas-Lamarche envisage d’agrandir son réseau sur les couronnes nord et sud de la métropole au cours des prochaines années. 

Francis Pilon

Le nettoyage zéro déchet chez Propp, en bref   

  • Produits naturels et biodégradables en vrac  
  • Éponges synthétiques Tawashi   
  • Nettoyants maison à base de vinaigre et de bicarbonate de soude  
  • Serviettes en microfibre lavables (réutilisables 300 fois)  
  • Aspirateurs sans sac  
  • Tous les accessoires sont réutilisables, compostables ou lavables   
  • Coût moyen par client : 75 $ / chaque deux semaines  

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