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5 conseils pour parler politique au boulot

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Parler de politique avec les collègues : une fausse bonne idée ? Alors que la présidentielle américaine vient de se terminer et que l’ombre d’un nouveau scrutin plane au Canada, comment aborder la chose ? Devrait-on simplement s’abstenir ?   

Même entre amis, la politique est régulièrement une source de conflits ou d’incompréhensions. Les deux tiers des travailleurs canadiens estiment néanmoins qu’il pourrait être approprié de parler politique dans certains cas, révèle un sondage de Robert Half réalisé en juillet. Et si la politique n’était pas forcément un sujet tabou ? 

Selon la psychothérapeute Jacqueline Arbogast, il suffit de quelques notions de communication interpersonnelle pour rendre ce genre de discussions moins houleuses. Voici ses conseils. 

Évaluer son public

Comme dans toute discussion sur des sujets sensibles, il est essentiel d’évaluer son public pour ne pas aborder une question qui fâche. L’idée : ne pas trop insister quand notre interlocuteur a le sang chaud ou s’il a tendance à s’embraser durant une discussion. 

Respecter l’autre

« Vos collègues ont des opinions radicalement différentes des vôtres ? Et alors ? » demande Jacqueline Arbogast. À son avis, tout le monde ne peut pas partager les mêmes idées. L’important, c’est le respect. Il n’est pas vital d’avoir raison ni de convaincre l’autre, continue-t-elle, ajoutant que rien ne sert de tout critiquer, au risque de verser dans le jugement. 

Écouter attentivement

L’écoute est une autre marque de respect. « Évitez d’interrompre l'autre ! Même si une personne dit quelque chose qui ne vous plaît pas, ne la coupez pas », implore Jacqueline Arbogast. 

Et puisque les discussions politiques ont tendance à tourner en rond, chacun campant sur ses positions, il importe de véritablement écouter notre interlocuteur quand il parle plutôt que de préparer notre prochain argument. Sachant en outre que la presque totalité (93 %) de la communication passe par des signaux non verbaux, cette approche ouverte devrait aussi se manifester par nos gestes. « Si le corps exprime du mépris au lieu de l’écoute, l’autre le percevra et se braquera. » 

Poser des questions

L’opposition et la critique ont tendance à renforcer les positions des parties prenantes d’un débat. « La confrontation incite même à trouver des arguments supplémentaires, renchérit la spécialiste, alors que l’écoute permet la nuance. » On s'assure donc de poser des questions, une habitude qui permettra éventuellement de mieux comprendre le point de vue de notre interlocuteur. 

Trouver des points communs

« Dans une discussion, la responsabilité est partagée, car elle implique deux personnes ou plus, résume la psychothérapeute. Il faut essayer de trouver des points communs si vous voulez poursuivre la conversation. » À la fin, c'est également un des meilleurs moyens de ne pas rester amer.

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