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RIDM : l’état du monde par le documentaire

Le documentaire «Prière pour une mitaine perdue» de Jean-François Lesage sera présenté dans le cadre des RIDM du 19 au 25 novembre.
PHOTO COURTOISIE/Les Films de l’Autre_Les Films du 3 Mars

Le documentaire «Prière pour une mitaine perdue» de Jean-François Lesage sera présenté dans le cadre des RIDM du 19 au 25 novembre.

Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) se dérouleront en ligne du 12 novembre au 2 décembre et exploreront, à travers huit sections thématiques, les enjeux qui secouent et colorent aujourd’hui notre époque : du bouleversement engendré par la crise climatique aux histoires derrière les objets perdus réunis au bureau de la Société de transport de Montréal.

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Derrière une simple carte Opus ou une tuque tricotée à la main retrouvées aux objets perdus, il y a parfois de grandes histoires. La première peut être pleine de voyages et de tendres souvenirs de famille; la deuxième peut avoir traversé plusieurs hivers et représenter le fruit d’un travail minutieux et passionné. 

À travers le documentaire «Prière pour une mitaine perdue», le réalisateur Jean-François Lesage part à la recherche de ce qui fait la richesse de ces objets à l’apparence souvent banale, mais qui, pour leurs détenteurs déçus, sont pourtant imbibés de vie. Une œuvre intime et touchante, bien ancrée dans le Montréal d’aujourd’hui, qui témoigne de ce qu’il y a d’universel dans la perte d’un vêtement plein d’histoires ou d’un être cher. 

Sections thématiques


C’est à ce genre d’expériences, et à bien plus encore, que nous convie cette année la 23e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM). Les quelque 109 films issus de 45 pays différents qui composent la programmation sont rassemblés sous huit catégories distinctes et nous invitent ainsi à des voyages intimes, mais parfois plus politiques. 

«Ce qu’on a fait vraiment différemment cette année, c’est de diviser entièrement le festival par sections thématiques pour mettre davantage l’accent sur les dialogues entre les films plutôt que sur les films individuels, explique Bruno Dequen, directeur de la programmation des RIDM. Donc au lieu d’essayer de “pitcher” le festival selon tel ou tel titre, là on a mis de l’avant des sections. Ça nous permettait aussi dans ces sections-là de mélanger les longs métrages, les courts métrages et les moyens métrages, de ne pas distinguer les formats.» 

Bruno Dequen, directeur artistique et directeur de la programmation des RIDM

PHOTO COURTOISIE

Bruno Dequen, directeur artistique et directeur de la programmation des RIDM

Les huit sections thématiques, réparties sur chacune des trois semaines de l’événement, sont les suivantes : confronter l’Histoire, explorer la nature, trouver ses communautés, réfléchir la dystopie, devenir soi-même, contester le pouvoir, repenser l’intimité et survivre à la violence. 

Le contenu des trois premières sections sera présenté du 12 au 18 novembre, celui des trois suivantes sera présenté du 19 au 25 novembre, et finalement le contenu des deux dernières sections sera présenté du 26 au 2 décembre. Tous les films sont disponibles seulement pour la durée des semaines auxquels ils sont associés. Le documentaire «Prière pour une mitaine perdue», mentionné plus haut, fait partie de la section «devenir soi-même». 

Environnement


Deux formules de billets sont possibles pour qui voudrait se plonger dans le monde du documentaire : un passeport, au coût de 75$, donnant accès à l’ensemble de la programmation, et un abonnement à une section thématique en particulier, au coût de 15$. Des tables rondes, des discussions vidéo et des balados viendront également enrichir la programmation. 

«Cette année, ce qui est intéressant, c’est que n’importe qui qui s’intéresse un peu au documentaire va avoir dans chaque catégorie une grosse diversité d’approches», soutient Bruno Dequen, également directeur artistique des RIDM. 

«Par exemple, si on prend la section “Explorer la nature”, présentée la première semaine, il va y avoir là-dedans des documentaires de nature un peu plus classique si on veut, comme “The Magnitude of All Things”, sur les changements climatiques entre autres, mais aussi des documentaires animaliers et des documentaires expérimentaux, poursuit-il. Mais ce qui les relie, c’est qu’à chaque fois il y a des considérations sur notre rapport à la nature ou à l’environnement.» 

Tous les détails sont disponibles sur le site web des RIDM.

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